Ratoma/Lutte contre les VBG : les acteurs confrontés à de nombreux défis

A la faveur d’une rencontre d’échange ténue ce jeudi 27 octobre à la maison des jeunes de Taouya, les acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ont passé en revue les nombreux défis ainsi que les perspectives. Objectif : réduire ces pratiques de violation des droits humains dans les 34 quartiers de la commune de Ratoma à travers des actions de sensibilisations et d’accompagnement des victimes afin que justice soit rendu.

Ladite rencontre a connu la présence d’une vingtaine de cadres venus des comités locaux de protection des enfants et familles (CLEF), du comité local de protection des enfants (CLPE), des ONG et associations impliquées dans la protection des droits humains, des cadres de la direction communale de l’enfance et des personnes vulnérables, de la direction des microréalisations, des syndicats des transporteurs, des agents de la police et de la gendarmerie.

Le dysfonctionnement des CLPE et des CLEF, le manque de synergie entre acteurs, la persistance de pesanteurs sociaux, la non prise en charge des VBG par la commune à travers son plan annuel d’investissement (PAI), le manque de collaboration entre autorités locales et autres acteurs, le manque de moyens financier, sont entre autre défis auxquels font face les acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG.

Pour le directeur des microréalisations (DMR), Boubacar Korbonya Baldé, le premier défis à relever le plus vite que possible c’est la redynamisation des 28 CLEF sur les 34 que compte la commune de Ratoma et le CLPE. Puisque, selon lui, ces structures sont en contact direct avec les communautés et qu’elles peuvent agir vite pour dénoncer les cas de VBG mais aussi dans la prise en charge et l’accompagnement des victimes en remontant les informations aux autorités concernées.

La directrice communale de l’action sociale, de la promotion féminine et des personnes vulnérables, Saran Diabaté, met un accent sur le manque de moyens financiers pour faire face aux nombreux défis. Selon elle, la volonté et l’engagement des cadres de sa direction de servir la population ne manque pas. Mais sans budget, sans subvention il est difficile de réaliser les objectifs.  Même s’il faut remercier les partenaires qui ont toujours appuyé les autorités.

Le commissaire de police, Youla Yamoussa, point focal de l’office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) à Ratoma, laisse entendre que le respect de la procédure est indispensable pour rendre justice aux victimes.

« En cas de viol, il faut absolument aller vite vers la sécurité afin que l’officier de police judiciaire (OPJ) puisse requérir un médecin légiste qui fait le rapport médical. Lequel rapport est adressé au procureur. A défaut, l’OPJ n’a aucun argument pour convaincre le parquet. Or, pour lutter efficacement contre le viol, il faut rendre justice aux victimes à travers la procédure régulière », explique le commissaire.

AB

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