Réaction de l’UFDG à l’appel de Chérif, Gaoual et Baldé : qu’ils y restent et y pourrissent ? (Par Bakary Koné)

Print Friendly, PDF & Email

Détenus depuis sept mois à la Maison centrale de Conakry, Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et Cellou Baldé tous membres du Bureau politique de l’UFDG, appellent désormais à la concertation, au dialogue « dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale… ». « Nous pensons qu’il est temps que chaque Guinéen prenne résolument l’engagement de promouvoir l’exercice d’une démocratie apaisée, l’unité et la réconciliation de tous les fils et filles de notre Guinée », écrivent-ils dans un appel qu’ils ont co-signé.

Toutefois, il est bien d’appeler à l’apaisement et au dialogue mais encore faut-il que ce soit de manière cohérente, concertée et sincère. Or tout porte à croire que cette démarche n’engage que ceux qui ont écrit cet appel alors que le dialogue n’a de sens qu’entre l’UFDG et le pouvoir

Primo : A partir du moment où l’UFDG sort un communiqué immédiatement après l’appel des trois prisonniers (Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et Cellou Baldé), il est évident, d’une part, qu’il n’y a pas eu concertation entre ceux qui sont en prison et les instances dirigeantes de l’UFDG, d’autre part que la position du parti est différente de celle des prisonniers.

Secundo. Le communiqué du parti utilise des termes qui suggèrent plus la confrontation que la conciliation : « la Direction nationale convaincue de l’innocence de ses cadres a toujours dénoncé leur détention arbitraire » ; « la position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction nationale du parti et ses instance compétentes ».

Autrement dit, les 3 prisonniers signataires n’ont pas compétence pour appeler au dialogue. C’est le substrat et le fond du communiqué de l’UFDG qui désavoue pour ainsi dire les trois membres de son bureau politique désormais livrés à eux-mêmes. Si l’élargissement des trois membres du bureau politique passe par une participation de l’UFDG au dialogue politique, qu’ils y restent et y pourrissent, c’est ce que laisse entendre le parti, même pas entre les lignes. Il faut être lucide. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, n’a aucun intérêt à une décrispation. Ses deux principaux prétendants à la succession sont en prison (Ousmane Gaoual Diallo et Chérif Bah) et tant qu’ils sont enfermés, il peut crier à la victimisation, à l’acharnement contre son parti. C’est tout bénef pour lui. Alpha Condé mène son combat à sa place.

Bakary Koné

1 Commentaire
  1. Saidou 2 semaines il y a
    Repondre

    Votre article est trop nul

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.