Recensement biométrique additionnel : les DRH et les chargés de pensions en formation

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Le Secrétaire général du ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, Eugène Falikou Yomalo, accompagné de certains cadres dudit département, a présidé ce vendredi 07 Juillet 2017  la cérémonie d’ouverture d’une formation dans le cadre du recensement biométrique additionnel  des fonctionnaires, des contractuels  permanents et des retraités.  Une formation destinée à 55 chefs de division des ressources humaines des départements ministériels, des gouvernorats et des communes ainsi qu’à neuf agents chargés des pensions dans les différentes structures.

A l’entame de son intervention, Eugène Falikou Yomalo, Secrétaire général du ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, a rappelé que cette opération de recensement biométrique a commencé depuis 2014. « C’est depuis 2014 que le gouvernement guinéen a engagé une grande opération de recensement biométrique de l’ensemble des fonctionnaires et des contractuels permanents. Elle a été financée par la Banque Mondiale. Et cette opération qui a été réalisée a croisé les données biométriques avec beaucoup de fichiers existants. Donc, il a été constaté qu’il y a encore des doubles mandatements et des fictifs dans d’autres fichiers qui concernent d’autres personnels, notamment les personnels non actifs. Le gouvernement guinéen a été encouragé par le résultat avec l’appui de la Banque mondiale. Il a été décidé de procéder au recensement additionnel. C’est-à-dire, dans ce recensement additionnel, de procéder au recensement  biométrique des pensionnés, des contractuels temporaires mais aussi des fonctionnaires en attente », a-t-il précisé.

Et de poursuivre : « ces fonctionnaires constituent l’ensemble des fonctionnaires qui étaient engagés de 2014 à nos jours et plus les fonctionnaires qui avaient commis des erreurs en 2014  sur leurs fiches d’identification biométrique. Donc, c’est cette opération qui commence là. Elle est intégralement financée par le gouvernement guinéen. C’est pourquoi, nous engageons aujourd’hui la formation des chefs de division des ressources humaines qui sont dans les différents départements ministériels, les gouvernorats et les communes. Donc, aujourd’hui, nous allons les former au remplissage des fiches, mais aussi les former sur les différents enjeux de cette grande opération. Et à leur tour, quand ils vont arriver dans leurs départements respectifs, ils vont former et sensibiliser les chefs de services, mais aussi assister l’ensemble des  pensionnés qui doivent remplir les fiches d’identification biométrique  afin de corriger les erreurs. Après la formation pour le remplissage des fiches, nous allons faire la numérisation des fiches et des dossiers essentiels des personnes concernées, notamment les pensionnés, les contractuels temporaires et les fonctionnaires en attente d’enrôlement », a fait savoir M. Eugène Falikou Yomalo.

De son côté, Djoumé Camara, Inspecteur général et Chef de projet de recensement biométrique additionnel, a dégagé quelques avantages liés à cette opération. « Comme premier avantage, vous savez en 2014, lors de la première phase du recensement, il y a avait un nombre important de fonctionnaires et de contractuels permanents qui n’ont pas été enrôlés. Aujourd’hui, tous ces gens ont des problèmes. Par exemple, quelqu’un qui veut un prêt à la banque, on lui demande son attestation d’enrôlement qui est l’une des pièces fondamentales pour l’octroi du crédit. Donc, ces agents sont bloqués face à cette situation et ils reviennent à tout moment demander de tout mettre en œuvre pour qu’ils puissent être enrôlés pour pouvoir bénéficier de cette attestation d’enrôlement. Deuxième avantage, voyons les résultats obtenus lors de la première phase de recensement. On s’est  rendu compte que l’étendre aux autres couches ou autres agents de la fonction publique, nous permettra à coup sûr de faire de l’économie, à l’image des 30 milliards qu’on a pu reverser au compte de Trésor public, qui constituent le cumul des salaires des fonctionnaires non enrôlés lors de la première phase de cette opération. Donc, les avantages sont nombreux tant pour eux-mêmes que pour l’Etat aussi », a-t-il énuméré.

Quant à Sidi Yoro, directeur des prestations à la Caisse nationale de prévoyance des agents de l’Etat, il s’est réjoui de cette opération additionnelle de recensement et d’identification biométriques, qui permettra, selon lui,  « de connaître l’effectif des pensionnés qui existent et d’assainir le fichier existant »

A noter que le déploiement des opérateurs techniques sur le terrain pour la capture des empreintes et photos se fera à partir du mois de septembre.

Par Yaya  Dramé

628-38-05-76

 

 

 

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