Rejet de la demande de remise en liberté de Soropogui : “nous pourrons à nouveau saisir le doyen des juges” (Me Béa)

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L’ancien commissaire à la Céni et président du mouvement “Nos valeurs communes” Etienne Soropogui qui est hospitalisé à la cardiologie d’Ignace Deen depuis une semaine, n’obtiendra finalement pas la demande de remise en liberté introduite par ses avocats chez le doyen des juges d’instruction, a appris Mediaguinee.

Selon, l’avocat Me Salifou Béavogui que Mediaguinee a joint ce samedi 05 décembre 2020, le doyen des juges a rejeté la décision de remise en liberté du détenu Etienne Soropogui au motif que le médecin en charge n’a pas confirmé que la santé de leur client est incompatible avec la prison.

« Compte-tenu de la gravité de son état et du certificat médical dont on disposait d’ailleurs qui indiquait bien cette gravité, nous avons saisi le doyen des juges pour obtenir une remise en liberté avec possibilité d’évacuation. Donc le juge a examiné notre demande et a rendu une décision de rejet hier (vendredi 04 décembre 2020 ndlr) au motif que le médecin n’a pas confirmé que la santé de notre client est incompatible avec la prison », a dit Me Béa.

Or, ajoute-t-il : « La demande avait été déposée il faut le reconnaître, avant que les multiples examens ne soient faits. Maintenant que les examens sont faits, et les résultats sont disponibles, je crois que nous pourrons à nouveau ressaisir le doyen des juges ou à défaut le tribunal pour enfant qui a désormais le destin du dossier. » Affirmant que la pathologie qu’il présente mérite effectivement une évacuation plus un traitement qui peut s’étendre sur 6 mois.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

1 Commentaire
  1. TOURE 2 mois il y a
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    au nom des services rendus à la nation le juge doit prendre comprendre que l’état de santé de Mr SOROPOGUI nécessite qu’on lui rende sa liberté. Ce pays ne peut se transformer en un pole de disgrâce pour tous ceux qui auraient des opinions contraires au président mis en place.
    IL faudrait être masochiste pour accepter cette manière de traiter des gens qui se battent pour l’idée de voir évoluer la démocratie dans leur pays .cette complicité dont fait preuve certains décideurs n’est rien d’autre qu’une perfidie qui jouera une fois de plus de mauvais tours à l’avenir du pays.
    Le culte de personnalité en vaut la peine seulement si les institutions étaient au service du peuple ,l’expérience devait sévir pour ne pas réveiller nos fantômes .Attention à ce que le passé lugubre ne nous rattrape.

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