Représentation de la presse au CNT : « ils veulent nous maintenir dans cette situation d’exploitation de l’homme par l’homme » (SPPG)

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La désignation de Yamoussa Sidibé de l’AJPG et de Asmaou  Barry de l’APAC, pour représenter les associations de presse au CNT irrite les autres composantes, à leur tête le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée (SPPG). Ils l’ont fait savoir ce Mardi 16 novembre à la Maison Commune des Journalistes à Conakry.

Le Secrétaire Général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa, accompagné de l’AJIG, UPARGUI, RALAM, AJTF, REGJUI, APMAG, a, à sa prise de parole du haut de la tribune,  fait savoir que le monde va savoir que la vérité est de leur côté et que si toutefois ils ratent cette occasion, c’est fini pour eux. Il sollicite qu’une place revienne au syndicat et l’autre au patronat.

« Ceux-là qui avons commencé à douter de notre victoire après ce semblant d’élection ont eu leur réponse à travers votre mobilisation. Il n’est pas question que le patronat parle au nom du syndicat, l’accepter, c’est d’accepter que la mouvance parle au nom de l’opposition ou l’opposition parle au nom de la mouvance. On n’a jamais les mêmes intérêts. Les patrons ont leurs intérêts et les travailleurs ont leurs intérêts, en aucun moment, ils n’auront le souci des travailleurs une fois au CNT », dira-t-il

Poursuivant, Sékou Jamal Pendessa a exhorté les journalistes à accompagner le SPPG, parce que c’est la meilleure occasion pour la classe ouvrière. « Si on rate cette occasion, c’est fini pour nous. Il y a un combat qu’on mène depuis des années, depuis le temps de camarade Sidy Diallo, sur la convention collective qui vise à améliorer les conditions de vie des journalistes ou des employés des médias. Est-ce que vous savez pourquoi tout a été bloqué, les travailleurs ont évolué, on est au niveau des salaires. Les montants que nous avons proposés comme salaire de base, les patrons disent que c’est trop. Ils nous proposent des salaires misérables qu’on ne peut jamais accepter. »

Le Secrétaire Général du SPPG a rappelé que la justice sera la boussole qui va guider tous les Guinéens. « Ce n’est plus possible d’aller monter un complot contre les journalistes, il faut que le CNRD le sache, il y aura des gens qui vont passer pour dire voilà pourquoi le syndicat ne doit pas aller au CNT. Tout est faux, la  seule raison c’est d’empêcher le syndicat d’aller voter des lois en faveur des travailleurs, ils veulent nous maintenir dans cette situation d’exploitation de l’homme par l’homme, ça ne peut pas continuer. »

Pour finir, le SPPG entend déposer sa candidature au Secrétariat central du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) ce Mercredi 17 novembre à 12h.

Mamadou Yaya Barry                                                        

622 26 67 08 

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