Collège Coléah : ‘’kits installés, manque de thermoflashs et classes pas pulvérisées’’

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Après plus de trois mois à la maison, les élèves guinéens ont officiellement repris le chemin de l’école ce lundi 29 juin sur toute l’étendue du territoire guinéen. Une décision du président de la République dans un décret en date du 15 juin dernier ne visant que les élèves en classes d’examen.

Dans un constat à l’occasion de cette réouverture des classes, Mediaguinée a pu observer la reprise des cours dans certains établissements.

Au collège Coléah où on pouvait compter 6 classes d’examen pour de 10ème année pour un effectif de 370 candidats aux examens, le bilan est désormais de 15 classes avec 25 élèves par salle, tous assis un par banc avec une distance d’un mètre entre chacun.

Fodé Kaba Konaté, principal du collège coléah affirme que toutes les dispositions auraient été prises dans son établissement.

« A l’intérieur et à l’extérieur, on a les kits et tous les professeurs qui sont venus ont leurs bavettes parce que nous n’acceptons pas que quelqu’un pénètre dans la cour sans bavette. On évite ça parce cette maladie est très contagieuse donc pour ne pas qu’il nous arrive le pire nous avons pris toutes les dispositions, à savoir les kits de lavage des mains, on a deux thermoflashs pour que chaque élève et enseignant qui rentrent soient flashés pour connaître leur température », estime-t-il.

Même si les kits de lavage des mains sont installés un peu partout dans ces établissements, on ne peut en dire autant des autres mesures barrières. Mamadouba Souaré, professeur de français dénonce la non pulvérisation des salles de classe

« Mon constat est un constat positif dans la mesure où les élèves ont répondu à l’appel et toutes les 15 classes de 10ème année sont dotées de professeurs et tous les élèves sont en train de suivre les cours dans les différentes matières. Les élèves sont plutôt calmes ; on constate en eux une envie de reprendre ces cours-là qui tardaient à être repris parce que ce qu’on a déjà débuté d’octobre jusqu’à mi-mars, afin d’achever cela afin de les préparer à leurs examens. Les mesures barrières sont respectées, seulement tout ce que l’Etat a dit, on n’a pas tout vu d’abord. Bien sûr il y a les kits mais les thermoflashs manquent, les classes n’avaient pas été pulvérisées et on s’attendait bien à ça parce que même en dehors de Covid, les bancs regorgent de punaises donc c’était une occasion pour nous de nous débarrasser de ces insectes mais malheureusement jusqu’à ce matin-là les classes n’ont pas pu être pulvérisées », regrette-t-il.

Trouvés en situation de classe, bavette à la figure et l’air assez serein, les élèves écoutent attentivement les explications du professeur. Fanta Sylla élève en 10ème année se dit heureuse de cette reprise des cours

« Moi je suis très contente pour cette reprise des cours et je crois que l’Etat a pris une bonne décision pour qu’on revienne dans les classes. D’abord avec Ebola ça a été une vraie perturbation mais jamais on a entendu ce genre d’écart, jamais les mosquées et les écoles n’ont été fermées, alors il faut savoir que ce virus est très dangereux. Nous sommes venus à l’école mais nous devons respecter les mesures barrières et les règles d’hygiène pour éviter la propagation de ce virus. Actuellement, avec les amis nous parlons certes mais la distanciation est respectée. Ce n’est pas facile mais nous sommes assis et nous sommes relaxes », déclare-t-elle.

Ce constat est le même dans certaines écoles publiques et privées que nous avons sillonnées. Toutefois, d’autres établissements privées comme  le groupe scolaire privé Koumandian Kéita de Coleah restent encore fermées.

Maciré Camara

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