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Tribune

Restauration de l’autorité de l’Etat : un noble combat à mener par et pour tous les Guinéens !

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L’on a coutume de dire, prosaïquement ou de façon terre à terre, que l’Etat c’est toi et moi. Mais à l’allure où vont les choses en Guinée, cet Etat risque de disparaître ou mourir de sa belle mort, avec tous les risques que cela comporte. Du moins si rien n’est fait dans l’immédiat pour rectifier le tir et amener les uns et les autres à s’amender afin que la vie en communauté vaille la peine d’être vécue.

Ces dernières années en effet, nombreux sont les Guinéens qui n’ont cessé de déplorer, de fustiger et de dénoncer cette faiblesse, voire cette quasi-absence de l’Etat face à certaines situations.

Dans la circulation, les automobilistes et les conducteurs des deux-roues n’ont aucune considération pour les représentants de l’Etat que sont les policiers. Ces derniers, dans l’exercice de leur métier, sont traités, parfois à tort, de tous les noms, s’ils ne sont pas pris au collet ou battus copieusement par des individus indélicats.

Pendant les manifestations politiques, certains  dépositaires de la force publique (policiers et gendarmes) sont pris à partie, en toute impunité, par des manifestants incontrôlés et surexcités. Les journées ‘’ville morte’’ sont également mises à profit pour poser des actes d’incivisme ou braver les forces de sécurité déployées à travers la capitale et les centres urbains de l’intérieur du pays pour maintenir l’ordre et assurer la circulation des personnes et des véhicules. Ce qui conduit par endroits à des affrontements plus ou moins violents entre ces forces de l’ordre et les manifestants. En plus des cas de morts, que l’on déplore et condamne, l’on enregistre régulièrement des destructions de biens publics et privés.

Mais au lieu de respecter à la lettre l’autorité de l’Etat ou de véhiculer inlassablement les messages de paix et d’unité, l’on constate, avec regret, que dans les rangs de l’opposition politique, des syndicalistes ou des activistes de la société civile, il y en a qui semblent visiblement avoir juré de mettre ledit Etat à terre en sapant continuellement son autorité. Une simple interdiction de marcher ou de manifester, aussi motivée soit-elle, est perçue par certains d’entre eux comme une violation des droits qui leur sont reconnus par la Constitution. Il y a à se demander alors s’ils n’ont pas un agenda caché ou un projet indéfendable à tout point de vue : transformer la Guinée en une immense pétaudière où chaque citoyen peut agir comme bon lui semble, sans craindre la moindre sanction prévue par la loi ni la moindre réaction de la part des autorités compétentes.

Depuis le 1er juillet dernier, suite au réajustement du prix du carburant à la pompe, l’Inter-centrale CNTG-USTG et les Forces sociales (société civile) ont engagé un bras de fer avec le gouvernement dirigé par le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana. Investi de la confiance totale du chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, celui qu’on appelle affectueusement ‘’Don Kass’’ a cru devoir rencontrer les syndicalistes et le Patronat pour leur expliquer de façon claire et précise le bienfondé de cette mesure prise par son équipe. Une explication qui, pour le moment, n’a pas l’air de convaincre les syndicalistes et les Forces sociales, dont le jusqu’auboutisme commence à agacer plus d’un. Espérons toutefois qu’ils finiront par revenir à de meilleurs sentiments en acceptant de s’asseoir à la table de négociation pour trouver une solution pérenne à cette crise sociale qui ne profite à personne. De l’avis de tous les observateurs sérieux et objectifs, le gouvernement Kassory devrait bien bénéficier d’une période de grâce.

Mohamed Sita Cissé        

 

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