Réunion de la CEDEAO sur le Mali : le président Kaboré fait le point…

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Les chefs d’Etat de la Cedeao se sont réunis hier à Accra, au Ghana, pour discuter avec le CNSP, la junte qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) sur la situation socio-politique du Mali. Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a fait le point de la réunion….

« Comme vous le savez, nous avons tenu une rencontre entre les chefs d’Etat de la CEDEAO, plus le Président du CNSP et une délégation. Comme vous l’avez suivi, ça a été un long échange qui a permis de mieux comprendre la situation au Mali, et de permettre à la CEDEAO aussi d’orienter et de donner des orientations sur ce qui peut être une sortie de crise au niveau du Mali. Vous savez qu’il y a eu une grande rencontre entre les Maliens au tour de la question de la transition, et de la feuille de route, une charte a été élaborée. Donc, nous avons eu le contenu de la charte, nous avons dit que pour la CEDEAO, le président de la transition et le premier ministre doivent être forcément des civils. Et, cette position est une position que nous avons maintenue, parce que ça fait partie même des principes de la CEDEAO que nous considérons que nous sommes tous y compris le Mali, signataires et nous devons défendre ces positions-là. Donc, il était tout à fait normal qu’on réaffirme. Nous avons également dit qu’en ce qui concerne les délais, nous n’allons pas à faire du fétichisme sur les délais, nous avions prévu 12 mois, et nous avons dit que les délais au plus tard ça serait 18 mois. Donc, je pense que sur ce plan, on n’a pas véritablement de contradiction sur le fond, afin de permettre que les choses soient bien organisées, et permettre également au processus mis en place, de pouvoir tenir sur les bons délais. Donc, c’est pour dite que grosso modo, une fois que les structures de la transition seront mises en place (le président, le premier ministre, le gouvernement) il va de soi que le conseil national du salut du peuple, serait dissout de fait. Puisque ça sera la transition qui serait mise en place dans les objectifs qui sont prévus sur la feuille de route. Donc, voilà l’ensemble des discussions. Et, nous avons prolongé la discussion avec le Président pour que nous voyions un peu comment nous pouvons continuer dans les discussions à approfondir ces différents points de la CEDEAO. Puisque dès la semaine prochaine, notre négociateur Good Luck Jonathan sera là à Bamako pour voir comment évoluent ces différentes questions.

La levée des sanctions, c’est dès que le Président, le Premier ministre sont mis en place, et que le gouvernement soit installé, toutes les sanctions seront levées de façon systématique.

Effectivement dans la feuille de route, il y avait le Président, le vice-président et un premier ministre. Pour nous, la vice-présidence n’a pas été vraiment une question de fond qui a été débattue, mais nous estimons que si au niveau du CNSP, la vice-présidence devrait être occupée par eux, ils pourraient l’occuper mais, uniquement pour des questions de défense et de sécurité. 

Deuxièmement : ce vice-président ne pourra pas remplacer le président en cas de vacance. Ça c’est clair et nette à notre niveau. Et, ce poste est occupé justement parce qu’il est important que… s’ils veulent effectivement être dans cette posture, on n’a aucun problème. Mais, ils s’occuperaient donc de la défense et des questions de sécurité.”

Décryptage : Mohamed Cissé

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