Revue de la presse : Dadis fait son retour à la barre, l’ancien boss du FNDC dans les griffes du CNRD… à la Une des journaux

Au cours de cette semaine qui s’achève, les hebdomadaires, Le Lynx, La Lance se sont intéressés à plusieurs sujets dont le retour à la barre de l’ex-président de la transition, Moussa Dadis Camara, le Doux-rat dans les griffes du CNRD…

Dans sa parution numéro 1604 du 9 janvier 2023, l’hebdomadaire satirique Le Lynx a barré à sa Une : Guinée : « Guinée : L’ancien boss du FNDC accusé de participation à une réunion ‘’non déclarée’’. Le Doux-rat dans les griffes du CNRD ! » Sur la question, notre confrère précise : « Le 6 janvier au tribunal de première instance de Mafanco, Abdourahamane Sanoh, ex-Coordinateur national du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a été inculpé pour ‘’participation délictueuse à une réunion. Son procès est prévu  au tribunal de première instance de Mafanco. Du 4 au 6 janvier, Abdourahamane Sanoh a été entendu par les enquêteurs de la direction centrale des investigations judiciaires de la gendarmerie nationale, à Kaloum. Finalement, il a été déféré, puis inculpé par la juridiction de première instance de Mafanco. Or, le 5 janvier, souriant, son avocat sans vinaigrette, Me Mohamed Traoré, nous avait confié que ‘’tout se passait bien’’. L’activiste a été inculpé pour ‘’participation délictueuse à une réunion non-déclarée’’, sur la base de l’article 621 du Code penard (…) Vu l’allure de son interpellation, l’on peut dire que la junte serait en train de renouer avec les vieux démons du régime d’Alpha Grimpeur. Pourtant, le CNRD s’est donné pour mission, entre autres de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés publiques à sa prise de pouvoir le 5 septembre 2021… »

Pour sa part, La Lance dans son numéro 1352 du 11 janvier 2023 titré à sa Une : « Guinée : Procès du massacre du 28 septembre 2009. Dadis fait retour à la barre, les nerfs à vif ! » Sur la question, le journal écrit : « Après une trêve de deux semaines, Moussa Dadis Camara revient à la barre pour faire face aux questions des avocats de la partie civile. Fidèle à sa stratégie de défense, l’ancien putschiste rejette les chefs d’accusation portés contre lui et s’emporte au passage. Lundi 9 janvier, l’ancien chef de la junte qui s’est emparée du pouvoir à la mort de Lansana Conté fin 2008 est de retour à la barre. Après deux semaines de trêve observée en raison des fêtes de fin d’année, Moussa Dadis Camara répond des accusations portées contre lui dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009 ; Vêtu d’un chic Faso dan fani, vêtement traditionnel du Burkina Faso où il vivait avant l’ouverture du procès, l’accusé a passé les journées du lundi et mardi à répondre aux questions conseils des parties civiles. Parfois tendu, nerveux, prudent, ses réponses n’ont pas variées. Dadis botte en touche les accusations et écarte sa responsabilité dans le massacre. En sa qualité de chef de l’Etat et des Armées au moment des faits, il ne se reconnait qu’une responsabilité morale. Il dit être « choqué » et « regrette » les crimes commis. Toutefois, il ne voit pas pourquoi il demanderait pardon aux Guinéens lorsque son ancien aide de camp, Toumba Diakité, ne reconnait pas les faits portés à sa charge… »

A la semaine prochaine !    

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.