Rio Tinto, dialogue politique, marche annoncée de l’opposition républicaine : le ministre porte-parole du gouvernement clarifie les choses… (vidéo)

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Le ministre porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara s’est longuement entretenu mardi 5 juillet  avec des journalistes de la presse nationale sur plusieurs sujets d’actualité dont entre autres le dialogue politique, la prochaine marche programmée de l’opposition, l’insalubrité à Conakry et le retrait annoncé de Rio Tinto dans le projet Simandou.

Sur la question relative à la prochaine marche de l’opposition, il (Albert Damantang Camara) s’est exprimé en ces termes : ‘’ Je crois que systématiquement on essaye de mettre la justification des manifestations sur le fait qu’il n’y a pas de dialogue. Ce qui est absolument faux. Il n’y a pas de dialogue tel que le veut l’opposition aux conditions que veut l’opposition. Quant elle veut, où elle le veut et comme elle le veut, c’est possible. Mais ça, vous comprendrez aucun gouvernement n’est pas obligé de se plier à ce type d’exigence. Mais, il y a un dialogue qui est permanent au sein de l’assemblée nationale et au sein de la CENI.  Puisqu’on parle par exemple d’élection  et au niveau de laquelle je le répète tous les acteurs sont représentés. Donc, le dialogue politique existe en Guinée. C’est faux que de faire croire et faire accroire le contraire. Maintenant, ils souhaitent que le dialogue soit porté à un niveau plus élevé en faisant jouer le statut du Premier ministre qui est constitutionnellement le garant du dialogue politique. Il faut savoir une chose, c’est que à chaque fois que vous montez d’un niveau dans la résolution d’un problème pour chercher des solutions, ça veut dire que vous avez échoué au niveau où vous étiez… En Guinée, certaines  rencontres entre le gouvernement et l’opposition sur la reprise du dialogue a parfois  échoué. A la suite, il pointe du doigt la même opposition d’être à la base de cet échec… ‘’

‘’ Donc, si le dialogue ne marche pas, peut-être  que le gouvernement a sa part de responsabilité, mais l’opposition qui est partie prenante du dialogue à l’assemblée et à la CENI et au même niveau de responsabilité que le gouvernement, il faut que chacun fasse des efforts pour que le dialogue  avance. Je ne pense pas que ces efforts se trouvent dans la rue surtout quand on sait les conséquences que ces manifestations ont eues jusqu’à présent en République de Guinée. L’opposition souhaite exercer un droit, le gouvernement devra exercer également sa responsabilité en maintenant  l’ordre public et en veillant à ce que ces manifestations n’engendrent pas encore de nouvelle crispation politique. Sachant que la responsabilité première revient à celui-là qui organise à savoir l’opposition. Nous espérons que le sens de responsabilité de la mesure prévaudra en l’occurrence… ‘’

Toujours à l’en croire, ‘’les manifestations font beaucoup plus mal à notre gouvernement que quel autre événement, parce qu’elles entament la crédibilité de la Guinée, parce qu’elles menacent les investisseurs, parce qu’elles découragent les investisseurs. On n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait des manifestations. La preuve en est qu’à chaque fois elles se terminent dans les conditions déplorables. Ce n’est pas sur le coup la menace des manifestations que nous agissons. Nous agissons en fonction de leur calendrier, d’un certain nombre de règles que nous ne voulons pas voir violer. Alors qu’on dit que le dialogue existe et qu’on n’a pas besoin d’aller dans la rue l’opposition insiste, elle continue à manifester et lorsque le moment se présente pour qu’il y ait négociation, nous négocions et nous allons au dialogue. Si cela correspond par le fait du  calendrier à une manifestation qui s’est tenue, ce n’est pas notre faute, c’est juste un concours de circonstance, mais il ne sera jamais question de céder ou d’accorder les avantages tout simplement parce qu’il y a menaces d’aller dans la rue ‘’, dira-t-il entre autres.

Retrait ou pas de Rio Tinto du projet Simandou…

A propos, le ministre Damantang n’a pas voulu aller en profondeur. Il a promis que son homologue des Mines est le mieux placé pour aborder toutes les questions liées à ce dossier de Rio Tinto. Il s’est tout de même contenté de déclaré ceci :

‘’Je ne suis pas le ministre des Mines. Sur ce sujet, on communique avec beaucoup de  précautions. Rio Tinto a parlé d’une intention. Il a fait une analyse de la situation. Le ministre des Mines a répondu en disant pour la Guinée que le projet continue tel qu’il était et Rio Tinto doit respecter les engagements. Regardez la déclaration du nouveau Directeur général de Rio Tinto, à aucun moment il dit que Rio Tinto s’en va. Donc, il faut prendre ces  informations avec beaucoup de précautions, beaucoup de responsabilité. En ce qui concerne la Guinée, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes les partenaires de Rio Tinto. Le ministre des Mines a fait un communiqué très clair dans ce sens. Le projet n’est pas abandonné en tant que tel. Il y a eu des déclarations qui vont être assumées par les uns et par les autres. Mais de là à dire que Rio Tinto est parti et que la Guinée cherche un autre  partenaire c’est une gaffe. Nous ne pouvons ne pas déclarer des choses qui n’existent pas formellement. Donc,  je m’en tiens au  communiqué certes de Rio Tinto mais également et surtout celui du ministre des Mines pour vous dire que jusqu’à preuve du contraire  formellement on ne peut pas dire que Rio Tinto est parti ou qui va partir…’’

Youssouf Hawa Keita

+224 666 71 30

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