Route Labé-Koundara : le tronçon Thiaguel-Bory-Komba continue de hanter les usagers

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A l’image de plusieurs routes du pays, celle qui relie Labé à Koundara est dans un mauvais état. Les usagers de cette route sont confrontés à d’énormes difficultés dans leurs déplacements via ce tronçon. Pour mieux cerner les difficultés des usagers, notre rédaction locale basée à Labé s’est plongée dans le bain du calvaire des chauffeurs et passagers qui font la navette entre les deux villes. 

Il est 15 heures, et nous sommes à la gare routière de Daka, dans la commune urbaine de Labé. Après les derniers réglages, l’embarquement des passagers, le chauffeur est prêt à entamer la traversée des 260 km qui séparent la capitale du Foutah-Djallon du Badiar. Si de cette gare routière jusqu’à Thiaguel-Bori, dans la préfecture de Lélouma, le voyage est réjouissant, pour les 32 km qui séparent ce lieu et le district de Komba, ce trajet est plutôt cauchemardesque. Le secrétaire général des collectivités de Koundara avec qui nous avons voyagé, est presque habitué à cette souffrance.

« Les 32 km sont dégradés. Donc il faudrait que l’Etat pense à ça, sinon c’est un calvaire, nous avons eu à faire 1 h 42 minutes sur les 32 km », se souvient Faremba Koulibaly.

Nous arrivons à destination aux environs de 22 heures, Alpha Oumar Diallo, jeune commerçant de Koundara, qui était d’ailleurs venu acheter de la marchandise, se réjouit que ce calvaire soit enfin fini. Pour lui, les raisons de cette lenteur sont connues.

« La route est très mauvaise, surtout pendant la saison pluvieuse. Il y a une partie non bitumée, elle est impraticable, en plus aussi sur la route bitumée, il y a des parties qui ont commencé à se dégrader. Ces parties compliquent la tâche aux usagers, puisque Labé-Koundara, avec  le temps qu’on a fait c’est assez. On ne devrait pas faire tout ce temps-là », affirme ce commerçant.

De son côté, le chauffeur du véhicule de transport en commun, dans lequel nous avons fait le voyage,  nous revient sur les  difficultés que les chauffeurs  rencontrent souvent sur cet axe routier.

« Le plus souvent, on s’embourbe, car il y a des flaques d’eau, des nids de poule partout, nous enregistrons beaucoup de pannes. Souvent on a des crevaisons, nous souffrons énormément avec nos passagers,  parfois nous mettons plusieurs heures avant de dépanner le véhicule », laisse entendre maître Satenin.

Hormis les usagers qui passent par là pour rejoindre notamment le Sénégal, les citoyens de Koundara en particulier sont confrontés aux difficultés liées au mauvais état de cette route, comme nous confie le directeur préfectoral de la Jeunesse.

« On a des articles qui doivent venir ici, permanemment, puisque nous vivons des produits importés  soit de Conakry ou de Labé, par exemple les denrées   de première nécessité comme le riz, l’huile, la farine, voire même le ciment. Même les habits qu’on porte ici proviennent généralement de Labé, ou de Conakry.  Parfois également, on a besoin d’évacuer nos malades par faute de médicaments, mais l’état de la route fait défaut », se plaint Mamadou Doumbouya.

C’est pourquoi Alpha Oumar Diallo lance un appel aux autorités pour faire face à cette situation. « Ce qui reste à bitumer n’est pas beaucoup, si les autorités fournissent des efforts, ça va aider les populations. Nous leur demandons également de faire des réparations sur les parties bitumées », demande le jeune commerçant.

Mais pour Faremba Coulibaly, secrétaire général des collectivités de Koundara, les cris du cœur sont suffisamment entendus des autorités, sauf qu’il n’y a toujours pas de réponse. « Chaque fois que l’occasion se présente, nous rappelons à l’autorité de Boké, voire même aux ministres  l’état de la routé », se dédouane le secrétaire général des collectivités de Koundara.

En attendant qu’une solution soit trouvée pour le reprofilage de ce tronçon Thiaguel-Bori –Komba, et le colmatage des nids de poule sur la route bitumée, les citoyens continuent de prendre leur mal en patience.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

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