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Economie

Saadou Nimaga à propos du rapport de l’ONG Natural Ressource Governance Institute : « le rapport relève des informations que nous trouvons inexactes »

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Le gouvernement guinéen à travers le Ministère des Mines et de la Géologie a réagi jeudi au récent le rapport de l’ONG « Natural Ressource Governance Institute » qui classe la Guinée 63ème sur 89 pays évalués et à la 20ème place sur les 31 pays d’Afrique au sud du sahara avec une note de 38 sur 100.

 

Au cours d’une rencontre avec la presse tenue ce jeudi 13 juillet 2017, dans les locaux du Ministère des Mines et de la Géologie, le secrétaire général dudit département et d’autres cadres des départements ministériels impliqués dans la gestion minière ont sévèrement protesté contre ce classement qui, selon eux, ne reflète pas du tout la réalité.

D’entrée, le secrétaire général du Ministère des Mines et de la Géologie Saadou Nimaga a dévoilé le contenu complet du communiqué-réponse de son département par rapport à ce rapport « inexact » de la dite ONG, avant de mentionner : « Comme je viens de l’expliquer tout à l’heure en séance plénière avec mon collègue de l’environnement, des cadres du Ministère de l’Economie et des Finances ainsi que les journalistes, nous protestons contre le classement donné dans ce rapport. Ce n’est pas tant parce qu’on veut refuser les faiblesses que nous avons. Nous reconnaissons que nous sommes un pays sous-développé et que nous avons des efforts à faire pour aller vers le développement. Mais le rapport relève des choses ou donne des informations que nous trouvons inexactes. Informations qui influencent donc le classement de la Guinée qui a 38 points sur 100 et qui est 63ème sur 89 pays, 20ème sur 31 pays africains. Nous estimons par exemple que beaucoup d’efforts sont fournis dans le domaine de la transparence. Il y a l’application du code minier qui est tout nouveau, une loi s’applique progressivement. On ne peut pas nous dire que le code minier n’est pas appliqué à ce jour. Le code minier est bien appliqué aujourd’hui dans les secteurs les plus importants que le pays connait. Il y a par exemple la gestion des titres et autres autorisations qui a fait l’objet d’un décret d’application, il y a des aspects environnementaux, les profils d’élaboration des études d’impact environnementales et du plan de gestion environnementale et sociale qui est également adopté, il y a les dispositions financières qui ont fait l’objet d’un texte d’application et on se bat aujourd’hui pour mettre cela en œuvre ».

Poursuivant, il a tenu à préciser qu’ : « En ce qui concerne la SOGUIPAMI, le rapport pénalise fondamentalement la Guinée par rapport à cette structure qui est considérée comme le maillon faible du secteur minier. Ce qui est inexact. La SOGUIPAMI est aujourd’hui soumise à un document ou à un cadre juridique qui a été mis en place avec l’appui de la Banque mondiale. Un cabinet reconnu sur le plan international a travaillé là-dessus. Nous avons donc des règles de fonctionnement et de transparence des revenus de la SOGUIPAMI vers les sociétés de l’Etat qui sont claires contrairement à ce qui est dit dans le rapport. Donc, nous protestons contre ce qui est dit dans le rapport. (…) ».

Pour sa part, le secrétaire général du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Seydou Barry Sidibé n’a pas manqué de signaler : « Dans ce rapport, nous contestons d’abord le fait que le rapport est mentionné que les projets miniers ne sont pas soumis à des études environnementales et sociales. Ce n’est pas le cas, car nous avons des textes qui disposent et qui imposent à tout projet y compris des projets miniers avant leur réalisation, une réalisation préalable des études environnementales et sociales et leur validation par l’autorité ministérielle chargée de l’Environnement. Il y a aussi le code minier qui, tout récemment a tenu compte de la réalisation de ces études d’impactes. Nous protestons encore le fait qu’il est dit dans ce rapport que les communautés riveraines du projet ne sont pas impliquées dans le processus de réalisation et de validation des études d’impactes. Je précise que lorsque les rapports d’études environnementales et sociales sont soumis à l’autorité ministérielle chargée de l’environnement pour leur validation, il y a des enquêtes publiques qui sont organisées dans toutes les localités riveraines du projet afin de recueillir les avis des communautés riveraines », a-t-il précisé.

Par Youssouf Keita

+224 666 48 71 30         

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