SADEN 2021 : Roger Patrick Millimono parle de l’impact de la Covid-19 dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage

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Présent à l’ouverture du SADEN le mercredi 9 juin 2021, Roger Patrick Milimono, ministre délégué de l’Agriculture et de l’Elevage s’est exprimé sur les conséquences de la pandémie de Coronavirus dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Selon lui, depuis le 12 mars 2012 qu’elle est apparue en Guinée, la Covid-19 continue encore de sévir 

« La COVID-19 est apparue dans notre pays précisément le 12 mars 2020. Et depuis cette date à nos jours, elle continue de sévir. Elle a impacté tous les secteurs économiques et sociaux notamment l’agriculture. Au niveau de l’agriculture, des producteurs de pomme de terre, presque toute leur production a été perdue parce que qu’ils n’ont pas pu écouler vers les marchés intérieurs et extérieurs. Il y a aussi de grands risques au niveau des producteurs d’anacarde. Il y a aussi du côté de l’élevage des pertes de poulets et de bétails. Au niveau des poulets, ça s’élève en douzaine de milliers de poulets qui sont morts soit par manque d’alimentation. Parce que dans les mesures contraignantes qui ont été prises, la mobilité spatiale a été restreinte. Donc, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas drainer les intrants ou les aliments de volaille vers les producteurs agricoles. Cela a fortement impacté leurs productions et ça a été pour eux une perte sèche », a-t-il estimé.

« Le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement entre autres. Pour le secteur de l’anacarde, le gouvernement a débloqué 15 milliards de francs guinéens, il a mis à la disposition des producteurs. Ensuite, vous avez à travers les projets, il faut que je dise quand un projet intervient c’est le gouvernement qui a intervenu parce que c’est le gouvernement qui signe le financement. Parce que, quand c’est un financement à rembourser, c’est que c’est le gouvernement qui finance les activités agricoles que ces projets visent avec le soutien sûr d’un partenaire financier. Donc, il y a eu pas mal de projets du secteur de l’agriculteur qui ont utilisé, il y a une close souvent qu’on met dans les accords où il est dit qu’en cas de catastrophe par exemple sanitaire ou naturelle, une partie des ressources peut servir au financement de certaines activités pour atténuer les effets néfastes de cette catastrophe. C’est ainsi donc, on a déclenché cette procédure d’urgence au niveau de plusieurs projets. Par exemple le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée financé par la banque mondiale, a débloqué plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs, des aliments de volaille et ainsi de suite…», a déclaré le ministre.

Maciré Camara

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