Salifou pris avec 3 ballots de chanvre indien : ‘’jeunesse, arrêtez la drogue, ça dérange”

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Dans le cadre de sa lutte contre la consommation abusive de la drogue par la jeunesse et le trafic de drogue en République de Guinée, la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a procédé à la présentation mercredi 18 novembre 2020 de deux individus arrêtés en possession de trois ballots de chanvre indien.

Arrêtés dans la nuit du 17 au 18 novembre 2020, les deux individus identifiés comme Yamoussa Diallo et Salifou Camara ont été interpellés par les services du Bataillon Spécial de Sécurité Présidentielle (BSSP) alors qu’ils se dirigeaient à Boké avec 3 colis de chanvre indien dans le coffre d’un taxi.

Selon le Commissaire Damantang Kéita de la division des stupéfiants à la DCPJ, c’est un total de 135 kilogrammes de chanvre indien qui ont été saisis.

« Nous avons convié la presse suite à une interpellation des services du bataillon spécial de sécurité présidentielle (BSSP) dans sa mission de barrage filtrant de Forécariah, de Kouriah, de Tanènè 4 ponts et de la frontière Guinée- Sierra-Leone. Dans un taxi de marque Peugeot RC2315T appartement à Monsieur Aboubacar Sidiki Nabé, deux individus ont été interpellés suite à un transport de chanvre indien de trois ballots. Chaque ballot contenant respectivement 50, 45 et 40 kilogrammes. Ces deux individus identifiés comme suit : Salifou Camara né en 1986 à Boké, domicilié à Boké-centre, propriétaire de ces dits colis. Interrogé sur les faits a reconnu sans ambages qu’il est le propriétaire légitime de ces colis. Le deuxième individu, âgé de 20 ans du nom de Yamoussa Diallo, domicilié à Yimbaya école, chauffeur de profession, interrogé sur les faits a lui aussi reconnu sans ambages être le chauffeur qui transportait ces colis. Il est venu récupérer ces colis au niveau de Dubréka km5 en partance pour Boké. Interpellés par le Bataillon Spécial de Sécurité Présidentielle, ils ont été conduits et mis à la disposition de la Direction Centrale de la Police Judiciaire à travers sa division des stupéfiants. La DCPJ, chargée de la lutte contre la consommation et le trafic de drogue a été chargée de mener des investigations, dresser les procès-verbaux et conduire les intéressés devant les juridictions compétentes. La DCPJ dans le cadre de la lutte contre la grande criminalité est engagée à accomplir sa mission de lutte contre la consommation abusive de drogue par la jeunesse et la lutte contre le trafic dans toutes les villes de la République de Guinée », explique-t-il.

Yamoussa Diallo, chauffeur du taxi qui transportait la marchandise dit avoir été entraîné dans cette affaire par son grand. 

« C’est mon grand qui m’a mis dans ce programme. Il est le petit du propriétaire de la drogue. Il m’a dit le dimanche que je devais accompagner son grand à Boké. On est partis jusqu’à Dubréka pour embarquer les colis et c’est au niveau des 4 ponts que nous avons été arrêtés. Moi, je ne suis qu’un chauffeur de taxi, ce n’est pas dans mes habitudes d’être mêlé à ce genre de chose. Mon grand m’avait dit d’accompagner son grand à Boké. Ce n’est qu’à Dubréka que j’ai su le contenu du colis. Quand j’ai parlé à mon grand, il m’a répondu que je n’avais aucune responsabilité dans cette affaire, que je n’étais qu’un chauffeur. C’est ainsi qu’il m’a rassuré et nous sommes partis », dira-t-il. 

Salifou Camara, propriétaire des 3 ballots de chanvre indien qui a avoué n’être qu’un simple consommateur regrette aujourd’hui de s’être laissé embarquer dans cette histoire par son ami

« C’est un ami du nom de Rasta Tébélé en Sierra-Leone qui m’a appelé pour me dire qu’il a un colis à envoyer. Je lui ai dit que moi je suis un consommateur mais je ne vends pas. En échange il voulait ma moto. Il m’a dit qu’il allait m’envoyer 3 colis et que si je les vendais je gagnerais le double du prix de la moto. J’ai dit okay. Il a envoyé les colis jusqu’à Dubréka beaux-arts et m’a appelé pour venir récupérer les colis. J’étais au studio à Tombolia jusqu’à 23 heures, j’ai bougé pour aller les chercher et j’ai appelé mon petit pour m’aider à les transporter. C’est ainsi que nous sommes allés jusqu’aux 4 ponts où on nous a arrêtés. Ce que je vais dire à la jeunesse, ce que je vais dire à mes amis c’est de prendre conscience comme moi. Si j’avais su que ça se terminerait comme ça je ne l’aurais jamais fait parce que je consomme mais je ne vends pas. Comme j’avais vu l’intérêt, l’intérêt m’a mis dans un souci. Donc je donne conseil à toute la jeunesse guinéenne de cesser parce que c’est anormal. Donc la jeunesse guinéenne pardon, arrêtez la drogue, arrêtez les stupéfiants parce que c’est anormal, ça dérange l’intéressé. Même quand c’est le riz, quand tu dépasses la limite ça sera anormal », admet-il. 

À noter que les deux individus seront conduits devant les juridictions compétentes pour l’ouverture de leur procès. 

Maciré Camara 

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