Sanou Kerfalla (Urtelgui) : ‘’vaut mieux être un mauvais journaliste vivant, qu’un bon journaliste mort’’

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En prélude à la présidentielle du 18 octobre prochain, une séance de remise à niveau des journalistes de Labé a été organisée mardi, 8 septembre dans la capitale du Foutah Djallon. Elle fait suite à celles organisées auparavant à Kindia et Mamou.

A l’occasion de cet atelier de formation, Sanou Kerfalla Cissé, président de l’Union des radiodiffusions et télévisions de Guinée-URTELGUI, après avoir décliné l’objectif de cette formation et les attentes, a sommé les bénéficiaires de préserver leur vie. 

« Si nous (journalistes ndlr) prônons la violence, il va de soi que la population se révoltera, puisqu’à leurs yeux vous êtes franchement un modèle. Ce n’est bon ni pour nous ni pour la nation. Vous n’êtes pas des procureurs, vous n’êtes que des journalistes. Mieux vaut être un mauvais journaliste vivant, qu’un bon journaliste mort. Point de démériter, en période électorale, journaliste que vous êtes, il faut faire extrêmement attention aux rumeurs. Quand on vous appelle pour vous donner une information faite extrêmement attention. La responsabilité sociale du journaliste en période électorale, même pas en période électorale, vous avez une information crédible, juste, équilibrée, si vous savez qu’en diffusant cette information vous allez semer la guerre civile, je vous prie de ne pas diffuser cette information », demande instamment Sanou Kerfalla Cissé. 

Poursuivant, le patron de l’URTELGUI de s’interroger : « Où sont les Mohamed Koula, Abdoulaye Bah, Chérif Diallo ? Entre vous et moi, qui s’occupe de leurs familles actuellement ? Personne. Donc je vous demande de faire beaucoup attention dans l’exercice de votre métier de journaliste ».

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé 

620 44 25 83

 

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