SATIRE DU MOIS- Flagrant délire !

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Les images insoutenables du principal leader du Front national pour la défense d’une constitution – escamotée par un octogénaire désormais à la touche -, brutalement traîné à terre depuis les escaliers d’une villa jusqu’au sol, n’ont pas seulement provoqué l’émoi des internautes, diplomates et autres amateurs de télé. Elles ont surtout choqué par leur caractère inédit, dans une « mise en scène » digne d’une téléréalité, en direct, sous l’œil des caméras.
Il a fallu chercher dans le volumineux Code de procédure pénale un motif (« de replis » ?) qui tienne la route pour justifier pourquoi une unité d’élite, chargée normalement de la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme, est venue jouer les gros bras, en pleine conférence de presse, pour cueillir avec tant de « délicatesse » ces activistes (trop) accrocs à Facebook.
Dans cette démonstration de « farce », même quelques con(de)frères malchanceux n’ont pas été épargnés par les mains dures qui passaient par là. Excusez-les, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient !
Le très médiatisé Empereur des poursuites a prouvé à tout le monde qu’il a plus d’une corde à son arc. Il a même fait une sortie pour défendre et les motifs… et la méthode « très classe » avec laquelle ces leaders ont été alpagués !
On a parallèlement écouté un avocat très influent du Barreau de Conakry, s’échiner à démonter, pièce par pièce, les meilleurs « arguments » qui ont provoqué tout ce raffut évitable.
Tenez, quand un communiqué aux mots choisis a voulu mêler à cette histoire un « vassal des poursuites », ce dernier a esquivé le « colis », en affirmant de façon audible qu’il n’a rien à voir avec la réquisition qui a permis d’écrire ce mauvais film de série B. Le déluge de critiques et les manifs provoqués par cette subite montée de moutarde (au nez), sont passés par là ! Qui a dit flagrant délire ? On croise les doigts pour cet homme trop procédurier, pour ne pas que la fameuse « refondation » ne vienne lui rendre une gentille visite…
Cette agitation n’a cependant pas empêché d’envoyer au gnouf, après 48 heures de garde à vue, les trois « Don Quichotte » arrêtés lors de la fameuse conférence de presse.
En définitive, tout cela donne matière à cogiter sur le sens et la portée des mots. « L’injustice est comme la puanteur quand elle nous piège dans une pièce fermée de l’extérieur. Ensuite, elle devient notre mauvaise conscience », a dit quelqu’un sur son mur. A méditer…
Khouridi Khonè

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