Le responsable SLECG/Mamou échappe à une arrestation : ‘’dès ce mardi, la commission bastonnade des traîtres va fonctionner’’

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Dans la matinée de ce lundi 06 janvier, le secrétaire général de la section Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) de Mamou, Thierno Souleymane Sall a échappé à une tentative d’arrestation opérée par des agents de la CMIS qui étaient venus pour disperser un regroupement d’enseignants.

Thierno Souleymane Sall avait appelé à une assemblée générale des enseignants grévistes, au stade Mickaël Diakite de Mamou pour tenter de remobiliser sa troupe. Cette mobilisation a été rapidement dispersée par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogène.

«Suite à une assemblée au cours de laquelle nous avons invité tous les enseignants au stade Mickaël Diakité ce lundi, les forces de l’ordre ont assiégé le lieu très tôt à 7h du matin pour empêcher notre rencontre. On m’avait appelé à l’avance pour m’informer de cela. Mais ça ne m’a pas découragé. J’ai appelé mes soldats et nous nous sommes rendus au terrain. Au départ, ils étaient dans un seul Pick up et quand les enseignants ont atteint un certains nombre, ils ont appelé des renforts. Ils nous ont repoussés tout en nous demandant de quitter le goudron car on avait pas eu l’accès au stade. Ils nous ont bousculés et finalement j’ai compris qu’ils veulent m’arrêter. Mes camarades syndicalistes même m’ont demandé de quitter car j’étais la principale cible de ses agents. Mais comme que le général ne doit laisser sa troupe, je n’ai pas reculé et toute de suite ils ont commencé à nous gazer. Ils ont tiré à mon endroit par deux fois de suite. Nous avons pris la route de la gare routière et à ce niveau on attendait à ce qu’ils rentrent dans la gare pour riposter car là on comptait sur des renforts aussi. Ils veulent m’arrêter. C’est l’occasion qu’ils n’ont pas eu d’abord”, a dit le numéro 1 du SLECG à Mamou.

Plus loin, Thierno Souleymane Sall d’annoncer qu’à partir de maintenant qu’une commission de bastonnade est  mise en place pour s’occuper des enseignants considérés comme des traîtres.

« On a une autre alternative. Aujourd’hui, c’est une assemblée paisible qu’on voulait tenir. Mais à compter de ce mardi, la commission de bastonnade que nous avons mise en place commencera à fonctionner. De façon improvisée, nous allons descendre dans les écoles ciblées et si toutefois nous trouvons des enseignants dans ces  écoles, nous allons régler leurs comptes », a coupé court M. Sall.

Pendant ce temps, les enseignants dont les salaires ont été gelés depuis 3 mois tirent le diable par la queue. De peur d’être radiés, certains enseignants ont même repris le chemin des écoles en attendant la fin des négociations pour espérer une solution idoine.

Aïssata Camara, correspondante à Mamou

625242760

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