Sécurité : 44 fonctionnaires de police outillés pour lutter contre le trafic des migrants et la traite des êtres humains

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Le séminaire de formation sur le trafic des migrants et la traite des êtres humains a pris fin ce vendredi, 17 décembre, à l’Ecole Nationale de Police et de Protection Civile (ENPPC) de Kagbèlen. Au total, 44 participants dont 11 femmes, venus des services de l’OPROGEM, de la direction centrale de la police judiciaire, de la direction centrale de la sécurité publique, la direction centrale de la police aux frontières et de la direction centrale de la protection civile ont bénéficié de la formation donnée par des experts espagnols.
Selon le commissaire divisionnaire de police et Directeur Général de l’ENPPC de Kagbèlen ladite formation permettra aux participants d’œuvrer pour la lutte contre des infractions abordées durant le séminaire.
« Durant leur formation, ils ont pu aborder des thèmes qui pourront leur permettre dès leur retour dans leurs services respectifs de pouvoir œuvrer pour la lutte contre les différentes infractions dont ils ont fait cas durant l’atelier qu’ils ont eu, notamment la lutte contre les faux documents de voyage (faux passeports et cartes d’identité nationale), le trafic des êtres humains et tant d’autres. J’ose espérer qu’à leur sortie, grâce à l’appui inconditionnel et incessant du département de la sécurité pour renforcer les capacités du personnel de la police afin de les rendre plus opérationnels. Je crois qu’ils pourront être mis dans les conditions qu’il faut pour pouvoir mener à bien ces actions », a indiqué Adimi Diakité, le directeur général de l’ENPPC.
Durant 5 jours, les participants ont été outillés sur les mouvements migratoires, le trafic des migrants clandestins, la traite des êtres humains, la fraude documentaire et la détection des documents de voyage (passeports, cartes de séjour, visas, permis de conduire et cartes nationales d’identité). Ils ont aussi bénéficié des échanges d’information à travers les corporations policières telles que Europol, Civipol et Interpol, et les techniques d’enquête en renseignements.
S’exprimant au nom des participants, adjudant Mamadou Aliou Bah a remercié les autorités gouvernementales et le ministre pour avoir permis la tenue de la formation. Il a par ailleurs Sollicité la tenue d’autres formations.
« Cette formation a permis en un si peu de temps d’appréhender certains aspects de la traite des êtres humains et le trafic des personnes. Au nom de tous les stagiaires, nous exprimons notre profonde et sincère gratitude à Monsieur le ministre de la sécurité et de la protection civile. Nos remerciements s’adressent à la direction générale de la police nationale ainsi qu’à la direction de l’Ecole Nationale de Police et de Protection Civile. Nos remerciements vont également à l’ambassade du royaume d’Espagne en Guinée sans oublier les éminents experts formateurs espagnols, de même que tous ceux qui de près ou de loin n’ont ménagé aucun effort pour contribuer à la réussite de notre séminaire. Qu’ils trouvent tous ici l’expression de nos sincères remerciements. Je ne saurais terminer mon intervention sans pour autant solliciter auprès des autorités que nous bénéficions de plus de formations afin de nous permettre de mieux jouer notre rôle », a-t-il plaidé.
Le représentant du ministre de la sécurité, le commissaire divisionnaire Mohamed Lamine Nabé, Inspecteur général des services de police et de protection civile a invité ces fonctionnaires de police à participer efficacement à la lutte contre le trafic des migrants et la traite des êtres humains.
« Vous savez aujourd’hui que ce fléau, le trafic de migrants, commence à prendre de l’envergure dans notre pays. Avoir des experts qualifiés pour lutter contre ce fléau, c’est une satisfaction pour nous qui sommes à l’avant-garde de toutes les luttes contre les crimes de tout genre. Aux stagiaires, je leur ai adressé toute mes félicitations pour avoir suivi cette formation. Le Colonel Mamadi Doumbouya compte énormément sur eux pour participer efficacement à cette lutte qui se fait désormais en synergie avec tous les autres pays puisque les luttes individuelles ne suffisent plus. Il faut forcément se mettre ensemble pour lutter contre ce fléau qui commence à disperser ses tentacules dans tous les pays du monde », a-t-il déclaré.


Une remise de certificat aux différents participants, et un échange de cadeaux entre les autorités policières et les experts espagnols ont marqué la fin de la cérémonie.

Maciré Camara

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