Sécurité : deux groupes de présumés grands bandits tombent dans les filets de la police 

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La direction nationale de la police judiciaire a procédé ce mercredi 12 août 2020 à la présentation de deux groupes de présumés bandits. Lesquels groupes composés de 2 et 6 individus dont 1 est en fuite, ont été interpellés par les services de la Brigade de répression du grand banditisme-BRB pour les faits d’attaques à mains armées à Conakry.

Selon Capitaine Thierno Amadou Bah, chef de section recherches et investigations à la direction centrale de la police judiciaire c’est aux environs de 5 heures du matin le 6 août 2020 que les éléments du premier groupe ont été interpellés.

« Le 6 août 2020, la brigade de répression du banditisme de Kaporo-rails a interpellé les nommés Ousmane Diallo et Souleymane Bah, deux grands bandits pour braquage et vol à mains armées à Bambéto vers 5 heures du matin. Ils étaient porteurs d’un pistolet de fabrication locale avec des munitions de calibre 12. Ils opèrent dans la zone de Bambéto et environs. Ils se postent à des lieux isolés pour attaquer nuitamment les paisibles citoyens à l’aide d’un pistolet artisanal avec des munitions de calibre 12 que vous voyez derrière moi ici. Ils reconnaissent avoir effectué deux opérations de braquage contre des citoyens à Bambéto. Courant juillet 2020, ce groupe a braqué un jeune homme aux environs de 5 heures du matin à l’aide d’un pistolet artisanal pour lui retirer son téléphone portable. Mais les cris du jeune ont réveillé les voisins qui sont venus au secours de la victime, les assaillants ont pris la fuite. S’agissant de l’origine de ce pistolet et de ses munitions, Souleymane Bah déclare qu’il les a volés dans la case de son grand-père Mamadou Korka Barry dans le district de Sögöröya dans la préfecture de Télimélé, dans le but de venir braquer les citoyens à Conakry », a expliqué l’officier.

Concernant le second groupe de présumés bandits, le Commissaire Mohamed Lanceï Doumbouya dira qu’il s’agit de cinq individus interpellés pour les faits de braquage à mains armées. Composé des nommés René Soumahoro, Thierno Hamza Ly, Marouane Ly, Moussa Traoré alias De Gaulle, Laye Moriba Kaba alias Aladji ou maninka et Alaréni alias Kötö qui est en fuite, ce groupe aurait mené plusieurs opérations de vols à Conakry.

« Pour s’attaquer aux paisibles citoyens, ils procèdent par des armes, habillés en tenue militaire et cagoulés. Dans l’audition du nommé René, il a dit reconnaître cinq opérations à savoir l’opération de Madina Cocobounyi où ils ont opéré au nombre de six et ont pu emporter 35 millions de francs guinéens ; l’opération Madina Niger à côté de la Sobragui dans un magasin d’alimentation, là aussi, ils ont opéré au nombre de six et ont pu emporter 85 millions de francs guinéens. Il y a l’opération d’Avaria, ils ont fait ça au mois de Ramadan et ont emporté 85 millions de francs guinéens. L’opération de Pita où le nommé Allaréni a fait un déplacement avec son ami René et ils sont partis trouver des hommes sur place. Ils sont allés opérer à Pita dans un magasin au marché mais le complice était l’un des fils du propriétaire du magasin et là-bas ils ont emporté 100 millions de francs guinéens », raconte-t-il.

Selon René Soumahoro, toutes ces opérations sont commanditées, orchestrées et planifiées par le nommé Alaréni alias Kötö en complicité avec les gardiens et certains travailleurs de ces magasins. Affirmant aussi avec certitude que les hommes de Kötö toujours habillés en tenue et cagoulés, chargés d’assurer leur sécurité avec des armes à feu sont des hommes de tenue.

La police prévient la population sur des recherches actives lancées pour retrouver les nommés Kötö et Papi afin de les traduire avec tous les autres acolytes sans délai devant le parquet.

Maciré Camara

 

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