Sécurité routière : tenue d’une réunion entre la Direction Générale de la Police Nationale et les syndicats des motos-taxis

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La Direction Générale de la Police Nationale a rencontré ce jeudi 27 mai 2021, à Coleah, les syndicats des motos-taxis pour parler de l’arrêté A/2016/4064/MT/SGG/CAB du Ministère des Transports en date du 29 Août 2016 portant règlementation du transport par mototaxi en République de Guinée.

Il était question ce jour, de les amener tous (conducteurs de motos-taxis) à fortifier leur secteur afin d’éviter l’introduction d’intrus qui viennent les saboter. Qu’ils essaient de réglementer en interne  leur secteur par commune. Il s’agira de : mettre les plaques noires avec écritures blanches ; porter des gilets monocolores par commune ; s’approprier des autorisations de transport livrées par la direction des transports terrestres. 

Selon l’Inspecteur général de police, Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’, Directeur Général de la police nationale, cette réunion avec ces syndicalistes se veut un ultime dialogue avant l’application sur le terrain dudit arrêté.

« Nous avons convoqué les syndicalistes pour qu’on vienne parler de ça et les faisabilités d’application de cet arrêté dans les plus brefs délais. Mais puisque les syndicalistes, à travers leurs membres adhérents, nous sommes des collaborateurs. Il va sans dire qu’il faut dialoguer entre nous avant d’appliquer. Il faut qu’on s’entende. Comme ça, si eux-mêmes ils prennent des décisions, il va sans dire que l’application va être facile (…). Ils ont demandé de leur accorder, pour les plaques, un mois et trois mois pour les gilets. Après cela, toute personne qui sera prise en train de faire le transport de mototaxi sans ces éléments, sa moto sera confisquée et sa libération va créer des problèmes parce que tu seras taxé plus que le prix de ta moto. C’est pour les aider à s’organiser pour que la circulation soit non seulement organisée mais aussi pour protéger aussi les usagers », a-t-il expliqué.

Désormais, selon le Général Baffoé, toute mototaxi devra avoir deux casques : une autorisation de circuler livrée par la Direction Nationale des Transports Terrestres et la plaque de la moto devra être de fond noir avec une écriture blanche, mais aussi le pilote devra être âgé de plus de 18 ans.

« Toutes les motos qui ont été prises à Kaloum, sont des clandestins, des illégaux. Aucune moto ne sera libérée sans que son conducteur n’envoie l’autorisation de transport délivrée par la direction nationale des transports terrestres et la plaque de couleur noire avec écritures blanches. On mettra la plaque devant lui avant qu’on ne mette la moto à sa disposition. Je crois que les premières plaques noires qu’on verra à Conakry seront ces motos. Je crois que toutes les autres motos auront leurs plaques noires. On s’est compris, ils ont promis d’appliquer dans les prochains jours, les dispositions prévues dans l’arrêté », a déclaré le Directeur Général de la Police Nationale.

Après avoir remercié le Directeur Général de la Police Nationale pour cette invitation, Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats des transports routiers de Guinée, a promis de faire appliquer l’arrêté.

« On remercie le Directeur Général de la police pour nous avoir invités et pour avoir relu l’arrêté de l’application des motos-taxis à Conakry. C’est une bonne chose, nous-mêmes, on a pris l’engagement avec le gouvernement pour qu’il nous accorde trois mois pour nous permettre de mettre à jour les motos-taxis à Conakry. Mais ça a pris du temps. Aujourd’hui, on nous a appelés encore, nous nous mettons à la disposition des autorités pour faire appliquer l’arrêté. Car son application permettra de protéger non seulement les motards et la population même qu’on transporte. Si on n’applique pas les principes, c’est une anarchie qui va s’insérer dans le circuit, chose qui n’est pas normale. Ce qu’on a conclu pour cette première étape, c’est de régulariser nos plaques d’immatriculation afin de savoir qui est mototaxi et qui ne l’est pas. Donc, il va nous falloir faire changer les plaques et avoir les cartes d’autorisation de transport. Pour cela, nous avons demandé un délai d’un mois pour le faire appliquer par toutes les motos-taxis. Après cela, viendra le cas des gilets et casques pour que les motards et leurs passagers puissent tous porter des casques. Et si un motard remet le casque à un passager et que ce dernier ne le porte pas, ce sera aussi une infraction pour le passager lui-même et c’est lui qui sera taxé, pas le motard. Ensuite viennent l’interdiction des repose-pieds, l’interdiction de transporter des femmes en état de famille et des femmes avec des enfants et aussi l’interdiction pour les moins de 18 ans de piloter une moto. Tout ça, c’est des choses qu’on va améliorer. Nous avons demandé du temps pour nous mettre à jour et inch’Allah, on se mettra à jour », a-t-il promis.

A noter qu’après, la police va lancer une grande campagne sur toute l’étendue du territoire pour veiller au respect des dispositions de l’arrêté.

Maciré Camara

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