Siguiri : des hommes en uniforme érigent des barrages ”clandestins” entre les différentes localités

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Les différentes localités minières de la préfecture de Siguiri sont présentement transformées en des barrages érigées par certains agents postés un peu partout. Dans la sous-préfecture de Didi, située à 80 km du centre ville de Siguiri, les motards sont arrêtés et contrôlés par les policiers comme nous explique par une victime.

« Aujourd’hui, nous sommes réellement fatigués par ces policiers qui passent tout l’heure temps à nous racketter. Nous souffrons beaucoup parce qu’ils nus prennent de l’argent en longueur de journée. Ils sont accompagnés par des agents du service préfectoral du CADAC. Ils peuvent arrêter des centaines de motards pour leur demander des papiers. Si tu n’as pas les papiers qu’ils demandent, tu paies  50 000 fg ou plus. Ce qui est encore plus grave, c’est que même si tu as des malades, on ne te laisse pas passer à ces barrages clandestins », explique Mamoudou Camara.

Poursuivant, il dira que ces policiers qui érigent les barrages n’ont même de grades. Selon les informations, cette situation est loin d’être orchestrée par les autorités de la police préfectorales.

Pour le commissaire central, lieutenant colonel, Bakary Diawara aucune autorité relevant de sont ressort n’est derrière cette situation. « Les barrages sont formellement interdits. Ce sont les sous-préfets et les maires qui sont des complices. Nous, nous  avons toujours dit à nos agents  d’éviter d’ériger les barrages. Mais comme le phénomène continue jusqu’à présent, nous allons punir tous ces  actes d’incivisme », a-t-il ajouté.

A préciser que la préfecture de Siguiri traverse un moment difficile car, les barrages clandestins érigés entre les sous-préfectures sont devenus des véritables calvaires pour ces populations rurales.

Moussa Koutoubou Condé, correspondant à Siguiri

+224622478601

1 Commentaire
  1. BARRY Ahmadou 1 mois il y a
    Repondre

    Cette pratique ne date pas d’aujourd’hui. J’ai vécu les faits en 2017 et nov 2018 à la rentrée du Pont de Koudédi (côté Djambaya). Il y avait un barrage de la Gendarmerie.
    Ce qui me choque, c’est le fait d’ériger des barrages le jour des marchés hebdomadaires dans nos villages pour réclamer la carte d’identité ou l’impôt local. La population souffre ; les gens peinent à trouver à manger. Ces barrages affectent sérieusement nos frères et sœurs villageois.

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