Siguiri : les districts de Lénkèkoro-Kinièba et Kodjou en colère contre leur sous-préfecture (Banko)

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Opposées aux différents commandements venant de la sous-préfecture de Banko depuis plusieurs années, ces deux localités s’isolent et laissent les activités administratives voire communales de cette commune rurale.

Une situation très inquiétante dans la mesure où il n’y a qu’un seul kilomètre qui sépare le district de Lénkèkoro-Kinièba et Banko. Selon nos informations, depuis que a été érigé en sous-préfecture, ces deux districts n’ont bénéficié aucun apport. C’est pourquoi, précise notre source, les citoyens de de ces localités lèvent le ton et décident de se désolidariser toutes les décisions qui viendraient de Banko.

« A partir de maintenant, nous les sages de Lénkèkoro-Kinièba, voulons plus entendre le nom de Banko. Pourquoi ? Parce que Banko ne veut plus le bonheur de Kinieba. Depuis que Banko est notre sous-préfecture, aucun acte de développement n’a été initié en faveur de notre district. Ça été toujours comme ça. Par conséquent, nous préférons désormais être avec Koumandjanbougou, nous préférons cela. Le président a envoyé des lampadaires ici et Banko a eu beaucoup. Mais après implanté ce qu’il voulait, le reste de ces lampadaires a été retourné à Siguiri. Ensuite, Banko nous a envoyé à la justice ici et d’autres problèmes se sont passés entre nous. Tenons compte de tout ça, nous avons décidé de laisser catégoriquement Banko. Une façon aussi d’éviter des problèmes éventuels entre nous. C’est pourquoi on s’est battu pour que Koumandjanbougou soit érigé sous-préfecture. Mais à notre fort étonnement, les districts qui forment la nouvelle sous-préfecture de Koumandjanbougou, notre nom ne fait pas partie. Mais la décision que nous avons prise si ce n’est pas Koumandjanbougou, nous préférons rester comme ça sans sous-préfecture ou aller au Mali », déclarent certains sages de Lénkèkoro-Kinièba.

Quant au district de Kodjou, les habitants de cette localité se sont  focalisés sur la frustration à laquelle ils sont victimes. C’est pourquoi les sages de cette localité (Kodjou) disent ne plus avec Banko.

« Seulement nous ne voulons plus Banko comme notre sous-préfecture. D’ailleurs, on ne veut plus voir le sous-préfet et le maire de Banko chez nous ici. Dans le cas contraire, ça ira très mal. Si l’autorité veut que la guerre finie, c’est de amener à Koumandjanbougou », exigent les responsables de Kodjou.

Malgré l’intervention de plusieurs citoyens dans le cadre de l’épanouissement entre ces localités, la situation reste toujours tendue. Les autorités administratives et communales devraient prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter le pire, en prônant la paix et la quiétude sociale.

Moussa koutoubou Condé, correspondant à Siguiri

+224622478601

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