Société civile : l’activiste Kemi Seba reçu par Lansana Diawara de la MAOG

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En séjour en Guinée, le président de l’ONG “Urgence Panafricaniste” Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le pseudonyme de ”Kemi Seba”, a été reçu ce vendredi 8 octobre, par le Président de la Maison des Associations et Ong de Guinée (MAOG), au siège national de la MAOG à Conakry. Durant une heure d’horloge, ces 2 panafricanistes ont parlé de leurs avis par rapport à la transition en Guinée, du néocolonialisme, mais aussi comment amener les deux (2) structures à collaborer ensemble. 

À sa prise de parole, cet activiste anticolonialiste et chroniqueur politique, a dit ceci : « on a toujours parlé de bonne gouvernance, on a toujours parlé de la gestion de notre démocratie mais on a extirpé de nos revendications et pendant trop longtemps en ce début de 21ème siècle les questions de lutte contre le néocolonialisme, de lutte contre l’autodétermination de nos populations. Mais c’est parce que très souvent, les bailleurs de fonds des organisations des sociétés civiles africaines étaient les mêmes bailleurs de fonds qui font  en réalité la force du néocolonialisme.»

Pour terminer, le Franco-béninois, en panafricaniste convaincu,  a rappelé ceci : « Tout en dénonçant le colonialisme exogène, il est important de s’occuper de nos dirigeants africains qui, de par leur mauvaise gouvernance, sont très souvent la partie intérieure de ce colonialisme que nous combattons.»

De son côté, le coordinateur national de la MAOG, Lansana Diawara a tout d’abord souhaité la bienvenue à ses hôtes accompagnés de l’artiste et politicien Élie Kamano, avant de préciser que le 5 septembre dernier nous ne dirons pas qu’il y a eu un coup d’État mais plutôt qu’il y a eu une prise du pouvoir par des hommes en tenue, « qui pensent que le peuple de Guinée a été brimé dans son droit, a été ligoté avec toute cette délinquance financière que nous avons connue dans notre pays. À un moment donné, on avait l’impression comme si on était chez des fous, ou on marchait par la tête, ou on pouvait retrouver 1 ou  2 millions de dollars dans la maison d’un ministre ou un commis de l’État, ou on avait même constitué un  groupe de délinquants politiques appelés les 518. Donc, c’est pour vous dire que c’est un sérieux problème qui était là dans notre pays.» Pour terminer ses propos, M. Diawara de formuler des propositions à la junte : « nous pensons que les autorités de la transition vont braquer tout leur radar, pour voir clair ceux qui s’introduisent dans les rouages de la transition pour que ça soit des gens d’une probité morale irréprochable.»

Il faut retenir que les deux parties ont promis de s’impliquer vigoureusement pour qu’il y ait un véritable consortium des associations et ONGs dans la sous-région. 

Mamadou Yaya Barry

622266708

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