Soguipah : abandonnés à eux-mêmes, les planteurs à Diécké protestent, ce lundi

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Soguipah, autrefois fleuron de l’industrie guinéenne se meurt. Les Planteurs qui n’en peuvent plus annoncent une marche lundi prochain pour dénoncer la gestion de la société. Selon un travailleur à qui la société reste devoir plus de 7 mois d’impayés, la vie à Diécké n’a plus de sens. Il accuse le PDG Michel Beimy un des fils de la localité, de les avoir négligés. Réaction…

« Nous souffrons beaucoup. Cela fait 7 mois que nous les producteurs, nous ne sommes pas payés. Depuis le mois d’août dernier. Alors que le slogan de monsieur le président de la République c’est ‘’Produisons ce que nous consommons ; consommons ce que nous produisons’’. Cela veut dire que c’est sur nous les producteurs qu’il compte. Chose qui n’est pas respectée ici à Guécké. Ici, ils nous découragent au lieu de nous encourager.

Nous plantons l’hévéa ; pour l’entretenir, il faut 7 ans avant d’arriver à la production. C’est pour subvenir aux besoins de nos familles que nous acceptons tout ce travail. Depuis 7 ans maintenant, on n’est pas satisfait ici à la Soguipah.

L’année passée, un kilogramme d’hévéa se discutait entre 2000 gnf à 2.300 gnf. Au début de cette année, c’est de 2.200 gnf à 2.300gnf. Au mois de février là, ils ont augmenté le prix. Et le prix se discute entre 4.000 gnf et 4.200gnf. Alors que chez nos voisins du Liberia, le prix est toujours stable, 1 kilo c’est 7.000 gnf.

C’est pourquoi nous avons décidé de faire une marche le lundi prochain. C’est une marche de tous les planteurs de Souguipah. Parce que personne ne veut nous écouter. Le directeur Général, Michel Beimy, on ne le voit même pas, il nous évite. »

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