Sommet extraordinaire de la Cédéao à Accra sur le Mali et la Guinée : « on n’a pas un kit anti-coup d’État »

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Les préparatifs du sommet extraordinaire de la Cédéao, prévu ce dimanche à Accra, vont bon train. Il sera consacré à l’évolution des situations en Guinée, après le coup d’Etat qui a renversé Alpha Condé début septembre, et au Mali, où l’organisation ouest-africaine espère des élections rapides. La Cédéao a été critiquée tant au Mali qu’en Guinée, accusée de faire du « deux poids, deux mesures ». Mais la Cédéao « n’a pas de kit anti-coup d’Etat » répond la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall.

Ce sommet de la Cédéao, le 7 novembre, doit statuer sur l’évolution de la transition en Guinée où une délégation de l’organisation régionale s’est rendue fin octobre. Il sera également largement question de la transition au Mali alors que la tension est montée récemment d’un cran entre la Cédéao et la junte au pouvoir lorsque le gouvernement malien a ordonné l’expulsion du représentant de la Cédeao à Bamako.

 « Ce qui se passe au Mali ne se passe pas dans les mêmes termes que ce qui se passe en Guinée, qui ne se passe pas dans les mêmes termes que ce qui se passe au Soudan… Et tous les jours, nous essayons d’apporter une réponse concrète, assureAïssata Tall Sall, ministre sénégalaise des Affaires étrangères, en marge d’une rencontre consacrée au prochain forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, au micro de notre correspondante Charlotte Idrac.

Un « ajustement perpétuel » est nécessaire

Aujourd’hui, au Mali, il me semble que redéfinir une nouvelle feuille de route pour le Mali doit être une priorité pour la Cédéao. Est-ce que nous devons avoir les mêmes lunettes de lecture aujourd’hui… quand on entend aujourd’hui le discours que développent les Maliens eux-mêmes ? Est-ce que nous devons y aller avec les mêmes principes que ceux que nous avons énoncés lors du premier coup d’État ou lors du second coup d’État ?

Nous sommes dans l’ajustement perpétuel, parce que ce sont des situations qui bougent de façon quotidienne.

Voilà la responsabilité de la Cédéao ! Et ce ne sont pas des choses simples ! On n’a pas un kit tout près anti-coup d’État. Si vous pensez que c’est cela, la Cédéao, alors assistez aux débats et aux discussions et vous verrez qu’il n’y a pas un kit prédisposé anti-coup d’État où : voilà ce qu’on donne pour la Guinée, voilà ce qu’on donne pour le  Mali… ! »

Avec RFI

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