Connect with us

Economie

Sommet Russie-Afrique : le ministre Abdoulaye Magassouba vante la politique minière de la Guinée

Published

on

Le ministre guinéen des Mines et de la Géologie Abdoulaye Magassouba a vanté jeudi à Sochi lors du panel sur ‘’les minerais africains au profit des peuples d’Afrique’’ le potentiel minier exceptionnel de son pays ainsi que sa politique minière ‘’portée par le président Alpha Condé’’.

‘’Nous invitons les investisseurs Russes à rejoindre Rusal, et Norgold qui investit dans l’or, pour saisir les immenses opportunités dans le secteur minier, au-delà de la bauxite et du fer, dans un environnement reformé et propice à l’investissement’’, plaide-t-il. Intervention…

 

  • La Guinée a un potentiel minier exceptionnel par la qualité, par la quantité et par la diversité de ses ressources : la bauxite (40Bt), le fer (20Bt), l’or (700t), le diamant (30Mc), les métaux de base, le sable noir, l’uranium, les terres rares etc. ;
  • Avant l’élection du Président Alpha Condé en 2010, le secteur n’attirait pas d’investissement à cause des problèmes de gouvernance, notamment l’opacité et la corruption ;
  • Dès son élection, il a décidé d’opérer une transformation radicale dans la gouvernance du secteur avec un vaste et profond processus de réformes.
  • Depuis 2011, les principales réformes sont :
  • L’adoption d’un Code minier incitatif en 2011 et amendé en 2013 ;
  • La modernisation et la mise en ligne du Cadastre minier ;
  • La conformité à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) avec la publication en ligne de toutes les Conventions signées avec les sociétés minières ;
  • La mise en place du Fonds National de Développement Local (15% des revenus minier via l’ANAFIC) et la contribution des sociétés minières au développement local (0,5 ou 1% du chiffre d’affaires).
  • L’impact des reformes porte notamment sur :
  • Des projets engagés pour plus de 10 milliards de dollars de 2011 à date, dont près de 4 milliards de dollars déjà investis, contre moins de 5 Milliards entre 1958 et 2010 ;
  • La production de bauxite est passée de moins de 20 Mt à 60 Mt en 2018 (et devrait atteindre 70 Mt cette année), faisant passer le pays de la 7e à la 3e place mondiale devant le Brésil, et derrière la Chine et l’Australie ;
  • Plus de 50 000 nouveaux emplois sont créés ;
  • Une augmentation des revenus de l’Etat (+46% en 2017 selon l’ITIE).
  • Une grande diversité des pays d’origine des financements (Russie, Allemagne, Chine, États-Unis, Émirats Arabes Unis, Grande Bretagne, Afrique du Sud, Australie, Inde etc.) avec de plus en plus de banques commerciales privées en plus des agences bi et multilatéraux ;

Malgré ces importants progrès, la Guinée a encore des défis importants à relever : la diversification de la production minière, la transformation locale des produits miniers, le renforcement des capacités des acteurs, la gestion durable des impacts (environnementaux, sociaux et économiques) du développement du secteur minier.

  • Pour réussir la diversification de la production minière l’Etat a finalisé le projet de géophysique au 1/100 000e avec une meilleure connaissance du potentiel sur d’autres substances telles que les métaux de base (le Cuivre, le Chrome, le Cobalt, le Zinc, le Plomb, le Nickel, etc.), l’uranium, le sable noir, les terres rares etc. Le domaine de l’exploration minière est un domaine prioritaire dans la coopération avec la Russie, compte tenu de l’expertise des compagnies russes ainsi que leur connaissance de la géologie de la Guinée pour avoir fait d’importants travaux d’exploration en Guinée par le passé. Nous proposons un modèle en PPP avec un partage des découvertes avec la société privée qui investit dans l’exploration.
  • Par ailleurs, la mise en œuvre de la nouvelle politique minière en faveur de la transformation locale a permis d’initier six (6) nouveaux projets de raffineries (SMB, SBG, SPIC, TBEA, Chalco, Kimbo), et un nouveau projet de fonderie d’Aluminium (TBEA). Nous saluons la relance de l’usine d’alumine de Friguia par la société Rusal qui développe aussi un projet de bauxite en Guinée dans le cadre d’un solide et prometteur partenariat avec la Guinée.
  • Pour améliorer les bénéfices économiques pour les populations les initiatives suivantes ont été mise en œuvre :
  • L’octroi de 15% des revenus miniers a l’ensemble des collectivités du pays pour le financement de projets initiées par ces collectivités à la base ;
  • La contribution des sociétés minières au développement local (0,5 ou 1% du chiffre d’affaires), en plus de leurs propres projets de développement local ;
  • L’utilisation des revenus miniers comme levier de financement des infrastructures, notamment l’énergie et les infrastructures de transport ;
  • La politique de partage des infrastructures minières au profit d’autres secteurs de l’économie ;
  • La politique de promotion du contenu local en faveur des emplois et achats locaux auprès des PME.

Une meilleure intégration harmonieuse des mines au reste de l’économie par ces différents mécanismes, tout en protégeant l’environnement, est le meilleur moyen d’avoir des bénéfices pour les populations locales et faire des mines un catalyseur du développement durable des autres secteurs de l’économie nationale pour rendre cette économie plus diversifiée et donc moins dépendante du secteur minier. Ceci est l’objectif ultime de la politique minière portée par le Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé.

Nous invitons les investisseurs Russes à rejoindre Rusal, et Norgold qui investit dans l’or, pour saisir les immenses opportunités dans le secteur minier, au-delà de la bauxite et du fer, dans un environnement reformé et propice à l’investissement.

Print Friendly, PDF & Email
Publicités
Continuer la lecture
Advertisement
Cliquer ici pour Commenter

Laisser un commentaire

Publicités