Sory Sanoh du RPG : « notre convention a fait peur, c’est pourquoi il y a acharnement contre nos ministres »

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Pour Sory Sanoh, ancien préfet de N’Zérékoré, de Kérouané et également membre de la coordination régionale et du bureau politique national du RPG, cette déclaration a bien son sens. Car il estime que leur parti ne peut en aucun cas participer à un cadre de dialogue alors que plusieurs de leurs responsables sont incarcérés, chose d’ailleurs qu’il qualifie d’acharnement de la part des nouvelles autorités.
« Si ce communiqué a été lu, c’est pour faire connaitre la position du parti vis-à-vis de la situation actuelle du pays. Vous ne pouvez pas dire à quelqu’un de venir à votre rencontre pour discuter des problèmes pour que la Guinée connaisse la paix et le calme, alors que chaque jour, vous arrêtez des personnes dans le camp de celui-ci. Le RPG est aujourd’hui le parti le plus harcelé et contre lequel il y a beaucoup plus d’acharnement. Donc, si la direction nationale fait ce communiqué de suspension de nos activités à n’importe quel dialogue, cadre de concertation ou assises nationales, je pense que la direction nationale a bien réfléchi pour prendre cette décision, pour qu’on sache que ce qui est arrivé au RPG ne devait pas arriver. La coordination régionale du RPG soutient le contenu du communiqué de la direction nationale »

Le 31 mars dernier, le RPG a tenu à son siège une convention portant provisoirement Dr Ibrahima Kassory Fofana au sommet de ladite formation politique. Pour Sory Sanoh, cette convention qui aurait fait peur au « CNRD », serait la source de tous les problèmes auxquels les anciens dignitaires sont confrontés.
« S’il y a acharnement aujourd’hui contre nos différents ministres, c’est parce que notre convention a fait peur à des personnes. C’est que notre parti qu’on croyait mort s’est levé spontanément et s’est mis sur ses pieds, il a commencé à marcher et il avait même commencé aussi à courir, c’est ce qui a fait peur à certaines personnes entre guillemets. C’est pourquoi, il y a acharnement contre nous », conclut-il.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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