Taliby Dabo du RPG sur la manif du mardi, à Kankan : “la fête fut réussie parce qu’on a réussi à les contrer”

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Suite aux mouvements de contestation qui ont mis la ville d’El Hadj Cheick Fantamady Chérif en ébullition mardi 1er septembre 2020 au cours desquels les militants du parti au pouvoir ont contre-manifesté pour contrer les jeunes du mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute Guinée, un cas de mort a été enregistré. 

Accusé par le président du mouvement, Taliby Dabo, membre influent de la coordination du RPG Arc-en ciel à Kankan et également patron du groupe de médias Dabo Média, confirme parfaitement qu’il était derrière ces contre-manifestants.

« En marge de la journée du mardi, on a appelé nos militants et sympathisants, nos collaborateurs, nos partenaires, les partis alliés à sortir massivement au rond-point Komarala loisir pour dire Non à ceux qui disent pas de courant pas de sommeil. Ce n’est pas un mouvement citoyen. Ils disent que s’il n’y a de courant, il n’y a pas de sommeil. Donc nous avons compris que c’est un gros mot qu’il faut contrarier, un gros mot qu’il faut arrêter », a-t-il laissé entendre.

 

En plus de dire que ce mouvement n’est pas citoyen, Taliby Dabo pense que les contre-manifestants ont pris le dessus sur les manifestants puisqu’ils les ont contenus dans quartiers et non sur les voies publiques.

« Ils étaient compris par un certain nombre de la population, parce qu’à l’époque le courant se faisait rare à Kankan et nous-mêmes, nous étions nécessiteux. Maintenant que le courant est là constamment, le courant est dans tous les quartiers à moins que vous n’ayez pas une ligne de courant. Le courant vient tous les soirs de 18h à 1h du matin, donc la journée d’hier, nuit été la mort d’Ibrahima Sacko Wassolon qui était un de nos grands militants. On aurait dit que la fête fut réussie, parce qu’on a réussi à les contrer. On a réussi à les faire rester dans les quartiers et dans les endroits enclavés. Sinon sur les artères principales, ils n’ont pas pu y accéder parce que nous étions là », a-t-il conclu.

A noter que c’est ce mercredi 02 septembre 2020 que les funérailles d’Ibrahima Sacko, mort dans les évènements d’hier ont eu lieu. Il a regagné sa dernière demeure au cimetière de Kökoudouni.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

 

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