Le ministre Taran Diallo pas charmé par la rencontre Ouattara-Gbagbo : “en Guinée, on a l’habitude de faire des dialogues”

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Invité ce jeudi 29 juillet dans l’émission ‘’Mirador’’  de FIM FM, l’ex-ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, a été interrogé sur les leçons que la Guinée pourrait tirer de la rencontre entre les deux grands rivaux politiques ivoiriens, Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo. 

Pour lui, des actes similaires ont déjà eu lieu en Guinée avant et après 2010, bien que ces dialogues aient connu des difficultés dans leur mise en œuvre.

« En Guinée, bien avant 2010, on a l’habitude de faire des dialogues et c’est sur les résultats de ces dialogues et les mises en œuvre que nous avons des difficultés. Mais il vous souviendra que depuis 2010, il y a eu des rencontres au sommet entre l’actuel président de la République, le Professeur Alpha Condé et le président de l’UFDG et aussi le président Sidya Touré. Donc ces rencontres ont eu lieu en Guinée avec des recommandations et des conclusions. Les efforts sur lesquels nous devons nous atteler, c’est effectivement la mise en œuvre et la pratique de ce qui a été convenu », a-t-il estimé.

Selon Mamadou Taran Diallo, cette rencontre historique en Côte d’Ivoire n’a été possible que grâce à des pressions au niveau international et au niveau national. Pourtant en Guinée, malgré l’implication des chefs religieux et la mise en place d’une commission de dialogue présidée par le Premier ministre, le gouvernement et les partis politiques peinent encore à accorder leurs violons.

« En Côte d’Ivoire, il y a eu une pression au niveau international et au niveau national. Pour parler de la Guinée, lorsque je suis arrivé là-bas, il y a ce qu’on appelle une direction nationale de la Réconciliation. Il y a un rapport qui a été fait par des Religieux, en l’occurrence l’Imam de Fayçal, ensuite l’Archevêque de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara et Monseigneur Vincent Coulibaly. Ce rapport existe, il a été fait juste après les années 2010 et le rapport est là. Du reste quand je suis arrivé en 2019, avant d’entamer le processus de révision de la Constitution, il avait été mis en place une commission qui était présidée par le Premier ministre, composée du ministre de l’Administration du Territoire, du ministre d’État à l’Industrie et moi-même. Donc, on a entamé des dialogues. Certains partis politiques sont arrivés, d’autres membres de la société civile sont venus. Ils ont déposé des avis en matière de leurs positionnements par rapport à la révision de la Constitution. Des conclusions aussi ont été relevées de ce côté mais elles n’ont pas été partagées et acceptées par tout le monde », déclare-t-il. 

A en croire l’ex-ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, la volonté n’a jamais manqué du côté du gouvernement et la main tendue y demeure encore.

« La volonté est une chose mais les actes sont les plus importants. Je peux vous dire que quand je suis resté au gouvernement en 2019, la volonté était là. Mais en 2019 nous n’avons pas eu autour de la table à l’époque ce qu’on appelle les grands partis. Vous prenez l’UFR, le PEDN, l’UFDG, ils ne sont pas venus mais la volonté et la main tendue sont restées là et sont encore en place. Mais comment faire en sorte que tout le monde vienne et que comme vous l’avez dit, quand il y a un minimum de conclusions qu’il y ait la mise en œuvre », dira-t-il.

Maciré Camara

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