Terminal à conteneurs de Conakry : une infrastructure en mutation constante

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Avec la place et le rôle qu’il joue pour l’économie guinéenne, le port autonome de Conakry mérite toutes les attentions que les autorités lui vouent depuis quelques années. Avec un trafic de marchandises estimé à 10 700 000 tonnes en 2018, il est de loin la principale courroie de transmission de l’économie guinéenne avec le monde extérieur. D’où la pertinence des importants investissements que le gouvernement guinéen et ses partenaires ont consentis en vue de sa modernisation et de son optimisation, pour lui permettre de répondre aux défis sans cesse croissants qui se posent à lui, mais aussi pour soutenir la concurrence avec notamment les autres ports de la sous-région.

Il y a un an, c’est le ministre d’Etat, ministre des Transports lui-même qui le révélait. Ces dernières années, le port autonome de Conakry a connu un accroissement sans précédent de son trafic. En conférence de presse, Aboubacar Sylla indiquait à propos qu’entre 2010 et 2018, la fréquentation du port autonome de Conakry est passée de moins de 700 navires à près de 1200. Soit un accroissement de 71 %. Sur la même période et suivant la même tendance, le trafic conteneurs, quant à lui, est passé de 115 000 à 286 000 conteneurs, soit une augmentation de 56 %. 

Un important bond qualitatif consécutif à des investissements tout aussi conséquents. Il s’agit notamment de l’aménagement d’un nouveau quai d’une longueur de 340 m et une profondeur de -13 m, pour un coût total de 52 millions de dollars US. Ce qui prédisposait de facto le port de Conakry à accueillir simultanément deux navires pour des opérations portuaires et de recevoir des navires de plus grande capacité. Outre cette extension de la capacité d’accueil du port, il convient de noter par ailleurs qu’une surface de 276 000 m2 a été également aménagée pour recevoir les véhicules et les conteneurs. 

En termes d’équipements, deux portiques de quai pour un coût estimé à 17,23 millions d’euros et huit portiques de parc pour 14 300 000 euros ont acquis et mis en service grâce au groupe français Bolloré, à travers sa filiale Conakry Terminal. 

En outre, un port sec d’une capacité de 2000 véhicules a été mis en service en mai dernier à Kagbelen par cette même société, pour un coût de 1,7 millions d’euros. D’ailleurs, lors de sa récente visite dans ledit port sec, le ministre d’Etat, ministre des Transports, n’avait pas caché sa satisfaction. « La mise en service de ce port sec de Kagbelen est une grande avancée dans la stratégie gouvernementale de déconcentration des formalités administratives et douanières de sortie des marchandises importées en Guinée. Il va permettre une meilleure fluidité des marchandises en vue d’une amélioration de la compétitivité du Port de Conakry », avait en substance déclaré Aboubacar Sylla.

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