Thiâ’nguel sur l’assassinat de Koula : ‘’je ne sais absolument pas ce qui s’est passé là-bas ce jour là parce que je n’y étais pas’’

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Invité de l’émission des « Grandes Gueules » de la radio Espace fm, Soulay Thiâ’nguel de l’UFDG a expliqué comment il a appris la mort du journaliste Mohamed Koula Diallo.

« Je ne vais pas parler de ce qui s’est passé parce que je ne suis peut-être pas la personne la mieux placée pour porter ce discours. Par contre, ce dont je peux parler, c’est ce que moi j’étais ce jour là. J’ai vu quelques journalistes au moment où je suis arrivé sur les lieux (Siège de l’UFDG). Et j’ai dit aux journalistes que vous êtes comme des chiens attirés par l’odeur du sang. Parce que depuis que je vous connais, c’est la première fois que je vous vois venir couvrir une réunion du bureau exécutif. Vous êtes là uniquement pour les assemblées générales. J’ai dit barrer vous d’ici. On a un peu rigolé et puis je suis entré. Après, j’ai appelé le président Cellou pour lui dire qu’on y est. Pour l’instant, Bah Oury n’est pas là. Ce que je vous propose, c’est de venir vite, très vite. On fait la réunion. Le temps que les gens sachent qu’on est là, on a déjà fini la réunion pour justement éviter la confrontation à un moment. Il (Cellou Dalein) m’a dit OK, je vais venir. Il est venu mais malheureusement, quelques temps après son arrivée, les chahuts ont commencé, les cailloux ont commencé à pleuvoir sur les tôles » a rappelé Soulay Thiâ’nguel.

Et de poursuivre : « Et moi, quand ça a commencé à chauffer, je me suis barré (fuir). J’ai fait le grimpeur. Au moment où ça se bat, moi je suis dans la cour d’à côté, je regarde la télé, tranquille. C’était France24 d’ailleurs. J’ai attendu que tout soit calme et j’ai demandé au gardien de cette cour là, c’est fini ? Il m’a dit oui. J’ai dit bon, je peux sortir maintenant. Je ne sais absolument pas ce qui s’est passé là-bas ce jour là parce que je n’y étais pas. Je n’ai aucun moyen d’entendre quoi que ce soit. Je n’ai rien entendu. Moi j’étais très surpris. On m’a appelé pour dire qu’on a tiré sur un journaliste. J’ai appelé Cellou pour lui dire qu’on a tiré sur un journaliste et on l’a emmené à Donka, il faut aller voir ce que s’y passe parce que j’étais déjà chez moi. Il m’a dit OK qu’il a envoyé Aliou Condé. Dès que j’ai fini avec lui, j’ai appelé directement Ibrahima Sory Traoré (Administrateur de Guinée7 pour lequel Koula Travaillait) pour prendre des nouvelles. Dès qu’il a décroché, il s’est mis à pleurer, Thiâ’nguel, il (le journaliste Koula Diallo) est mort, il est mort. C’est là que j’ai su qu’il y a un souci. Donc, tout ce processus, j’étais loin de tout ça. Et c’est pour ça que j’étais très étonné d’entendre mon nom sans oublier que je ne m’inscris pas dans la violence. (…) J’étais très étonné d’arriver à ça et j’en suis encore plus étonné aujourd’hui parce que je n’ai pas compris pourquoi il a fallu que ce soit moi. Pendant toutes ces années, je me suis posé la même question et je me suis ramené ce même film la journée pour essayer de voir est-ce qu’à un moment précis, il y a quelque chose que j’ai fait qui a fait que… Et ça, je suis incapable de vous le dire », a-t-il avoué.

Par ailleurs, Soulay Thiâ’nguel souligne que la première fois qu’il a entendu parler de son nom dans l’assassinat de Koula Diallo, c’est avec Bah Oury avec lequel il était très proche et n’avait aucun antécédent avec lui.

D’après l’ancien patron de la communication de l’UFDG, sa plainte contre l’Etat guinéen à la Cour de justice de la CEDEAO n’a plus sa raison d’être parce que son objectif était de pouvoir rentrer en Guinée.

Sadjo Bah

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