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Tiégboro poursuivi pour ‘’vol’’ par Qnet : l’affaire renvoyée au 11 juillet pour le délibéré sur les exceptions soulevées

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La traque change de camp. Deuxième journée de comparution, ce jeudi, au tribunal de première instance de Dixinn du secrétaire général à la présidence chargé du grand banditisme colonel Moussa Tiégboro Camara poursuivi par Akoï Onivogui, Koffi Richard Kouassi et cinq autres, tous membres de la société Qnet pour ‘’vol, dénonciations calomnieuses, diffamation, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret de défaut de répondre à une réquisition’’.

Il était question lors de l’audience de ce jeudi de permettre à la partie civile d’apporter des arguments concernant la conclusion faite par la défense lors de l’audience dernière sur la nullité et l’irrecevabilité du dossier.

Dans ses explications, la partie civile conduite par Lancinet Sylla a soutenu que l’erreur de patrimoine, qui a été enregistrée au niveau du nom de l’un des plaignants en la personne de Akoï Guilavogui au lieu de Onivogui est tout juste une erreur de matériel qui a été glissée dans le dossier. ‘’Cette question qui a été soulevée pour amuser la galerie ne peut pas prospérer, monsieur le président ce n’est pas parce que c’est colonel Moussa Tiégboro Camara que la justice ne va pas appliquer la loi », ajoute l’avocat.

Parlant des cinq autres plaignants dont les noms ne sont pas identifiés, l’avocat de préciser : »ces cinq autres sont clairement identifiés. Pourquoi on crée de la confusion ? Cette prétendue nullité ne peut pas prospérée. Monsieur Tiégboro est en train de nous dire qu’il ne connait pas ceux-là qu’il a arrêtés. Mais je dirais à mon colonel qu’il aille vite en besogne, qu’il attende d’abord voir comment il va s’en sortir dans cette affaire« .

 » Nous vous prions monsieur le président de rejeter purement et simplement cette exception soulevée par la défense pour que Moussa Tiébgoro qui a trop abusé des Guinéens par ses actes puisse être jugé », plaide Me Sylla.

Dans sa prise de parole, l’avocat de la défense, Me Moussa Sovogui a lui indiqué que son client n’est pas venu à la barre pour se faire insulter. Donc, dit-il, son client n’a jamais abusé de quelqu’un et celui qui a la moindre preuve de l’exhiber.

 » Monsieur le président, on est en train de cacher la vérité. Les dispositions de l’article 157 sont très claires, dans la citation il est écrit que c’est Akoï Guivolagui qui poursuit mon client, donc pour moi jusqu’à preuve du contraire nous avons affaire à M. Guilavogui et non à Onivogui. Et les autres plaignants ne sont pas identifiés, donc on ne les connaît pas. Cette procédure est irrégulière, je vous prie monsieur le président de rejeter et d’annuler la citation du 25 avril dernier sur l’irrecevabilité« .

Pour sa part, le procureur, Boubacar 1 Bah n’est pas passé par mille chemins pour rejoindre la défense dans ses arguments, en demandant au président de retenir l’application de l’article 157 du code de procédure pénale.

Après avoir écouté les arguments des parties, le juge Thierno Souleymane Barry a renvoyé l’affaire pour la mise en délibéré des exceptions soulevées au 11 juillet prochain.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

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