Tpi de Dixinn : un mandat d’arrêt décerné contre Fabou de la DCPJ et Simakan de la BRI

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Poursuivis par deux membres du FNDC notamment Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo, pour des faits de violences volontaires, atteinte à la vie privée, violation de domicile, destruction de biens», le Commissaire divisionnaire Aboubacar Fabou Camara et Mohamed Lamine Simakan, commandant de la BRI,  ont une seconde fois  brillé par leur absence à l’audience correctionnelle qui s’est ouverte au tribunal de première instance de Dixinn, ce jeudi.

Une absence qui a poussé le juge Alphonse Charles Wright à décerner un mandat d’arrêt  contre le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et son collègue Mohamed Lamine Simankan.

A l’ouverture de l’audience de ce matin,  le juge qui a encore remarqué l’absence des prévenus a rappelé que : «c’est une procédure à citation directe”.
De son côté, le procureur Siddy Souleymane N’diaye a signalé que la citation directe n’a pas été faite à la requête du ministère public. Mais à la requête de la partie civile à savoir : Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo. Tout en sollicitant au tribunal de se déclarer incompétent de connaître les faits de poursuites contre les deux chefs de la police en renvoyant l’affaire devant la cour d’appel. 

La partie civile qui a demandé à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre les prévenus a démontré la compétence du tribunal correctionnel de Dixinn de juger le dossier.

Me Pépé Antoine Lamah a fait savoir que le procureur de la république n’a pas versé au dossier l’habilitation du procureur général pouvant permettre aux prévenus de se «prévaloir de ce privilège de juridiction». Demandant au juge de rejeter la réquisition du procureur et permettre de continuer les débats. 
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Quant à Me Salifou Beavogui, il a soulevé l’application de l’article 478 du code de procédure qui dit qu’«un prévenu cité qui ne comparaît pas, qui ne présente pas d’excuses, le tribunal peut décerner un mandat d’arrêt à l’audience pour l’obliger à comparaître”.

Après avoir fini d’écouter les parties, le juge a déclaré que le tribunal de Dixinn reste compétent pour juger cette affaire. Tout en décernant un mandat d’arrêt individuel contre les deux prévenus. Et a renvoyé l’affaire au 1er octobre 2020.

A noter que face à cette décision du tribunal, le procureur a décidé de relever appel contre ce jugement.

Chistine Finda Kamano et Elisa Camara 

 

 

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