TPI de N’zérékoré : des leaders du FNDC condamnés à un an de prison avec sursis

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Les ténors du front national pour la défense de la constitution (FNDC) à N’zérékoré, arrêtés les 22, 23 et 24 mars dernier, lors des violences électorales sont  désormais situés sur leurs sorts par le tribunal de première instance de N’zérékoré.

Ce vendredi, 9 avril 2021, ils ont été condamnés à un an de prison avec sursis et au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens chacun. 

L’ancien maire en même temps coordinateur régional de l’Union des Forces Républicaines (UFR), CéCé Loua, Moïse Haba, coordinateur régional du Bloc Libéral (BL), Mamadou Maladho Diaouné, secrétaire général de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cécé Théa, Job Lucas Kpogomou et plusieurs  membres de l’antenne régionale du FNDC étaient accusés pour entre autres, incitation à la violence, incendie volontaire, participation délictueuse à un attroupement, association de malfaiteurs, enlèvement, vols aggravés, coups blessures.

 Après plusieurs jours de débats houleux, entre  le ministère public et les avocats de la défense,  par manque de preuves,  plusieurs chefs d’accusation ont été rejetées.  C’est pourquoi le parquet a condamné les accusés à un an de prison avec sursis.

Une sentence que s’est réjoui les avocats de la défense dont Me Félix Mathos. « Les débats ont été suivis avec sérénité. Les faits qu’on a amputés à mes clients ne sont pas constitués. C’est pourquoi le tribunal et le procureur étaient obligés de requalifier des faits dans sa réquisition pour les faits correctionnels. Mais les décisions qui ont été prises ont été surprenantes. Même la condamnation par sursis, c’est une condamnation aussi parce que ça salie le CV d’une personne. Pour vous dire que la tendance dans ce dossier, c’est un dossier d’envergure, c’est un dossier qui a été modifié. Comment on peut condamner les leaders d’opinion, les pères de famille en les qualifiant de criminels alors qu’ils ont tout le temps contribué à œuvrer pour la paix et la quiétude sociale ? Quelles peines qui ont été attribuées parce qu’ils ont participé à un quelconque attroupement ? On ne devait pas amputer de peines à mes clients dès que les faits ne sont constitués. Ils devaient être libérés pire et simple », précise l’avocat.

Amara Souza

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