Tribune] Et si la Guinée remportait le procès entre les magistrats et la FESABAG

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🔴Par Safayiou Diallo] La récurrence des crises socio-politiques que nous avons connu depuis le début de l’année 2022 entrainera forcément d’énormes manques à gagner pour l’économie guinéenne. S’agissant plus particulièrement de la crise enregistrée dans le secteur bancaire, elle pourrait déboucher sur des accrochages car menacé dans sa survie par des décisions de justice controversées.
Une telle situation enverrait un mauvais signal au plan international et conduirait à une forte hésitation des investisseurs à se tourner vers notre pays. Ce qui contribuerait éventuellement à la baisse substantielle de notre PIB tout en anéantissant les perspectives de croissance pour l’année 2022.
Face à ce nième appel à la fermeture des banques, assurances et microfinances lancé par la FESABAG, il nous parait important de réitérer à nouveau notre message d’entente et de collaboration dans la cohésion et la quiétude sociale. Un tel message n’aura d’impact que si et seulement si les magistrats du pays ayant occasionnés cette crise en lien avec le procureur en charge de l’instruction du dossier (sauf mauvaise compréhension du jargon des juristes car non spécialiste du domaine) parvenaient à mesurer l’ampleur de la situation d’autant plus que nous tendons vers la fin du mois pour ne pas empêcher la paie des fonctionnaires. A notre avis, rien ne justifierait la détention du Camarade SOW Abdoulaye qui est un guinéen respectueux des lois et des principes de la nation.
Chers magistrats, juges et procureurs en charge de ce dossier, permettez-nous de vous rappeler que l’histoire est très têtue. La preuve en est que les hommes qui se croyaient forts hier sont dans la plupart des cas en prison aujourd’hui. Cela prouve à suffisance que le pouvoir revient uniquement à Dieu, le Tout Puissant et le Tout Miséricordieux. Du coup, il ne sert à rien de rester sur une position qui ne permettra pas au dénouement rapide et heureux de cette situation qui ne profite à personne.
De plus, nous autres guinéens en général, devons tous mettre notre égo de côté et prendre conscience de notre retard sur tous plans au regard des autres pays de la sous-région. C’est pourquoi, nous devons exiger des hommes qui nous représentent à tous les niveaux, d’excellents résultats sans lesquels, nous nous verrons dans l’obligation de nous passer de leur service pour en mettre d’autres plus pragmatiques qui sauront mieux répondre à nos exigences.
A titre de rappel, les actions menées dans ce pays depuis l’indépendance par nos différents dirigeants ont toutes échoués compte tenu d’un mauvais diagnostic mais aussi des mauvais choix au niveau des hommes et des décisions. Nous ne pouvons continuer dans cette situation malencontreuse car la survie de notre nation en dépend.
Les quelques pays africains qui ont vite compris cette situation, sont parvenus à privilégier les intérêts individuels au profit de ceux collectifs. C’est le cas du Rwanda, du Ghana et du grand Nigéria pour ne citer que ceux-là. Pendant ce temps, le sport favori des guinéens c’est celui qui consiste à cultiver l’injustice, la haine, le mépris et la violence.
Au lieu de s’attaquer aux réels problèmes des guinéens qui continuent à vivre sans cesse dans une angoisse permanente nourrie par une extrême pauvreté indescriptible, une misère sans nom et une insécurité totale pour ne citer que ceux-là, l’on continue à nous traduire en justice pour des faux débats qui ne conduisent qu’à des futilités et des pertes de temps.
Nous osons espérer que cette situation va enfin connaitre une fin heureuse ce jeudi 21 juillet 2022. Si une telle chose arrivait à se produire, sachons que c’est la Guinée qui aura remporté le procès. Ce ne sera ni les magistrats ni la FESABAG, encore moins le secteur bancaire guinéen. Pour ce faire, un pardon sincère, dans une dynamique de transparence sera indispensable pour nous sortir de cette situation qui n’a que trop durée.

Safayiou DIALLO
Citoyen guinéen

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