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En Guinée

Tronçon Mamou-Porédaka : un calvaire pour les uns et une honte pour les autres

Située 38 à kilomètres de la route nationale Mamou-Labé, la sous-préfecture de Porédaka est l’une des localités les plus enclavées du Foutah Djallon. La seule route qui la relie à la préfecture de Mamou n’est praticable que par alternance et au gré des saisons.

Cette situation qui perdure depuis 1963, année à laquelle cette localité qui a vu naître le premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine a été érigée en sous-préfecture et ce, en dépit de la forte présence de ses fils au sein de l’administration.

Un calcaire pour les uns. Les chauffeurs de cette route sont confrontés à des difficultés et sont obligés de faire des surcharges pour joindre les bouts en embarquant à bord de leur voiture 11 passagers au lieu de 9.

« Nous sommes obligés de faire comme ça, sinon nous sommes conscients que la surcharge n’est pas bonne parce que ça cause beaucoup d’accidents. Mais sur la route de Porédaka, il y a beaucoup de problèmes, l’état de la route est mauvais et le transport coûte moins cher. Donc, la surcharge est le seul moyen pour nous de sans sortir », a expliqué Mamadou Yéro Bah, conducteur de taxi.

Une honte pour les autres. Porédaka,  connu pour avoir des cadres au plus haut sommet de l’Etat, Porédaka est la seule sous préfecture de Mamou qui n’a jusqu’à présent connue de goudron. Cette situation amène certaines personnes à pointer du doigt sur des cadres ressortissants de Porédaka.

« Nous avons eu des fils qui ont occupé des fonctions administratives au plus haut sommet de l’Etat. C’est eux qui devaient user de leurs relations et leurs influences pour permettre à leur village d’avoir des infrastructures. Ce n’est pas aux commerçants ou aux ouvriers de faire du lobbying, c’est aux cadres. Sinon faire du lobbying auprès du gouvernement pour bitumer 55 kilomètres, n’est  pas une montagne à déplacer pour un ministre. Pourtant Porédaka a eu plusieurs ministres dont un ministre des transports qui est actuellement inspecteur d’Etat,  un ministre de l’Economie en 2007, un ministre des Travaux publics en 2008, sans compter les préfets, les directeurs. Toutes ces personnes n’ont absolument rien  fait pour leur village », a regretté Misbou Diallo, résidant de Poredaka.

Thierno Sadou Diallo, depuis porédaka

 

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