Un cordonnier de 47 ans accusé de violer une fillette de 7 ans : ”quand sa famille a des problèmes de chaussures…”

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L’office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté ce mercredi 1er juillet à la presse un présumé violeur. Il s’agit du nommé Alhassane Bah, âgé de 47 ans, cordonnier de profession et père de 3 enfants.

Selon la commissaire de police urbaine de Ratoma, les faits se seraient passés le 27 juin dernier, lorsque son service a été alerté pour un cas de viol sur mineur

« Le 27 juin 2020, mon service a reçu monsieur Mohamed Conté en compagnie de sa sœur Hadiatou, la mère de la victime Fatoumata qui a subi un viol. Suite à cette déclaration, on a émis une convocation contre le monsieur qui est un cordonnier de profession. La petite est âgée de 7 ans et élève dans le quartier de Ratoma centre. Le cordonnier est âgé de 47 ans, marié et père de 3 enfants. On a fait une convocation qu’on a adressée à l’administration du marché afin qu’il nous conduise le monsieur Alhassane Bah pour des fins d’enquête. Arrivé, on a fait une réquisition en excès et on a attendu le résultat du médecin qui a confirmé le viol. On a appelé l’OPROGEM et on a mis la petite à la disposition de l’OPROGEM », explique-t-elle.

Selon le Commissaire Ibrahima Barry Fate, le rapport médico-légal indiquerait une défloraison de la petite Fatoumata.

<< Le lundi, ils nous ont référé et la petite et le présumé auteur que nous avons reçu, nous avons repris leurs auditions et au jour d’aujourd’hui les auditions sont déjà prêtes et en plus nous avons fait la lecture du rapport médico-légal qui a donné des détails liés sur le point médical et a signalé que c’est une défloraison récente et qu’il y avait même des gouttelettes de sang qui étaient là et deuxièmement la partie la plus importante c’est la position des blessures, la petite a subi des lésions à 7 heures et à 8 heures selon le rapport médical >>, précise-t-il.

Accusé de fait de viol, Alhassane Bah qui serait un voisin de la famille ne la victime ne reconnaît pas avoir abusé de la petite

“Vendredi, la fille est venue chez, elle avait sa chaussure qui était coupée, elle m’a dit d’arranger pour elle. D’habitude quand sa famille a des problèmes de chaussures ils envoient chez moi. Donc j’ai arrangé la chaussure de la petite. Mais comme depuis on est ensemble dans la même cour-là, je joue avec la petite soi-disant que c’est ma femme. Et où moi je travaille ce n’est pas dans un magasin ni dans un hangar, c’est dehors sur une table et il y a trois ateliers de couture autour de moi. Il y a des gens qui étaient assis autour de moi, à qui j’ai dit celle-là (la victime ndlr) c’est ma femme. Il y a un des couturiers qui a demandé à la fille est-ce que tu veux marier celui-là parce qu’il est vieux? Elle a dit non. J’ai dit non laisse-la, elle n’a pas encore grandi, elle ne peut pas faire son choix à l’heure-là. Ce qu’elle connaît si elle gagne le manger elle mange (…). Ce que je sais, j’ai attrapé la fille comme ça (par les épaules) et ça aussi en plein 14 heures pour la présenter et dire que c’est ma femme (…). Je ne peux pas violer une petite fille comme ça et au milieu d’un marché en plus. Ma femme est à la maison, actuellement si on m’appelle pour me dire qu’elle a accouché ça ne va pas me surprendre. Je regrette les circonstances que j’ai traversées mais je ne peux pas faire ce genre de chose. Je n’ai même pas le courage de faire face à une petite fille… Non », soutient le présumé.

Bibatou Conté mère de la victime, déclare qu’elle n’était pas présente au moment des faits

“Au moment où ça s’est passé, je n’étais pas présente. Je devais aller chercher mes bagages lorsqu’elle (la victime) est venue me dire que sa chaussure est coupée. Alors je lui ai dit de m’attendre près de ma marchandise et qu’à mon retour je lui achèterais une nouvelle paire de chaussures. Alors quand je suis revenue j’ai dit à une femme enceinte qui est avec moi de rentrer à la maison avec les enfants afin qu’ils aillent se laver, vu que la nuit tombait. Alors j’ai fait rentrer ma marchandise et je les ai rejoint à la maison. Alors que j’étais assise au salon, je l’ai vue qui portait une chaussure déjà cousue donc je l’ai appelée pour lui demander et elle m’a répondu que c’est le monsieur qui avait cousu sa chaussure et avait mis sa main dans sa culotte. Aussitôt, j’ai appelé mon grand-frère pour lui rapporter les faits tels que Fatoumata me les a expliqués. C’est ainsi que nous sommes arrivés ici >>, dit-elle.

À noter que depuis le début de l’année, 13 cas de viol ont été signalés au niveau de l’OPROGEM.

Maciré Camara

 

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