Une délégation du CNRD à Bambéto : « il n’y a pas de pardon sans justice »

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Une délégation du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD),  à sa tête Mohamed « Lion » Bangoura, accompagné des différentes coordinations régionales, a rencontré ce samedi 23 octobre, à la mosquée Turque de Koloma, les différentes familles des victimes de manifestations sanglantes le long de la route ‘’Le Prince’’, durant la dernière décennie. 

L’émissaire du CNRD, Mohamed ‘’Lion’’ Bangoura a, au nom du Président de la transition, présenté devant plusieurs dizaines des victimes, les condoléances les plus attristées  aux familles qui ont perdu des proches, tout en leur demandant de se donner la main pour avoir une Guinée unie et réconciliée. « Si aujourd’hui nous sommes réunis ici à Bambeto, c’est pour le bien de notre pays. De ce fait, j’implore le Bon Dieu pour qu’il pardonne tous nos morts. Effectivement, il y a eu des morts mais il y a la justice, mais il n’y a pas de pardon sans justice. Les personnes qui sont mortes n’ont pas souhaité partir maintenant, c’étaient des futurs cadres de ce pays, c’étaient des futurs présidents de ce pays, c’étaient des grands ingénieurs qui devaient être dans ce monde mais ils sont tous partis. Donc, c’est pour vous dire que le président de la République, colonel Mamadi Doumbouya, pense bien que tout le peuple de Guinée doit s’unir et se donner la main pour l’unité et la réconciliation nationale. », a laissé entendre M. Bangoura. 

Pour sa part, Elhadj Ousmane ‘’Sans Loi’’ Baldé a, à sa prise de parole exhorté les uns et les autres à accepter le pardon. « C’est quelqu’un qui n’a rien fait qui vous demande pardon aujourd’hui. Il était présent,  il a tout vécu. C’est pourquoi ils ont pris leur responsabilité. Aujourd’hui, nous lui demandons de faire un partage équitable entre tous les fils et filles de ce pays…On n’était plus dans un État et dans un Gouvernement,  nous demandons à Mamadi Doumbouya, le président de la transition, de redresser le pays pour que chaque Guinéen se sente mieux et que personne ne soit lésé…Très longtemps, il y a une partie qui est marginalisée, battue et même tuée. », dira-t-il.

Prenant la parole, Gnouma Sory Leno,  porte-parole des différentes coordinations régionales, a indiqué qu’il n’y a pas des petits Guinéens et des grands Guinéens, nous sommes tous égaux. « En Guinée, il y a eu trop de victimes, nous avons tous subi, toutes les familles ont été victimes…Je voudrais rappeler une chose, la justice ce n’est pas seulement ceux qui ont été victimes pendant ces régimes de tuerie, de bastonnade ou de d’emprisonnement. La justice c’est aussi la manière par laquelle notre pays est géré. Aujourd’hui, nous constatons dans ce pays qu’il y a grands et des petits Guinéens. Nous constatons qu’il y a des Guinéens qui ont droit à la justice et d’autres qui n’en n’ont pas droit. Nous constatons dans ce pays qu’il y a des gens qui ont droit aux richesses de ce pays et d’autres n’ont pas droit et ça c’est de l’injustice aussi. », a fait remarquer M. Léno.

Pour finir, le premier Imam de la mosquée Turque de Koloma, Elhadj Ibrahima Bah, a exprimé toute sa satisfaction en accueillant les familles des victimes pour parler de paix et de l’unification de la Guinée, ajoutant pour finir qu’il est toujours disposé à recevoir ces genres de rencontres. 

Mamadou Yaya Barry 

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