Unesco: la Guinée à l’honneur à travers l’ambassadeur Amara Camara

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La République de Guinée a-t-elle signé son retour en force, depuis 2010, au-devant de la scène, sous l’impulsion du président Alpha Condé?
Du côté de l’Organisation des Nations Unies pour l’ Education, la Science et la Culture, Conakry est bel et bien à l’honneur.
En cause! 179 Etats membres de l’UNESCO viennent d’honorer la république de Guinée à travers son ambassadeur en France Amara Camara. Cet ancien du 07 Place de Fontenoy dans le 7e arrondissement de Paris va représenter la Guinée dans cette consécration internationale.
En marge de la 8e Session de l’ Assemblée Générale qui ont pris part, du 08 au 10 septembre 2020, à la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel de l’ Unesco, ont, à l’unanimité, porté la Guinée à leur tête. L’ambassadeur Amara Camara a, dans la foulée, la lourde responsabilité de représenter la Guinée à la présidence de ces Etats des quatre coins de la planète.
Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel ?
Selon le site officiel de l’ UNESCO, ” (… ) Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel”.
Le site de l’ UNESCO ajoute: ” bien que fragile, le patrimoine culturel immatériel est un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante. Avoir une idée du patrimoine culturel immatériel de différentes communautés est utile au dialogue interculturel et encourage le respect d’autres modes de vie.
L’importance du patrimoine culturel immatériel ne réside pas tant dans la manifestation culturelle elle-même que dans la richesse des connaissances et du savoir-faire qu’il transmet d’une génération à une autre. Cette transmission du savoir a une valeur sociale et économique pertinente pour les groupes minoritaires comme pour les groupes sociaux majoritaires à l’intérieur d’un État, et est tout aussi importante pour les pays en développement que pour les pays développés”.
Et le site de l’ UNESCO de conclure avec ces précisions on ne peut plus édifiantes: ” le patrimoine culturel immatériel est :
Traditionnel, contemporain et vivant à la fois : le patrimoine culturel immatériel ne comprend pas seulement les traditions héritées du passé, mais aussi les pratiques rurales et urbaines contemporaines, propres à divers groupes culturels.
Inclusif : des expressions de notre patrimoine culturel immatériel peuvent être similaires à celles pratiquées par d’autres. Qu’elles viennent du village voisin, d’une ville à l’autre bout du monde ou qu’elles aient été adaptées par des peuples qui ont émigré et se sont installés dans une autre région, elles font toutes partie du patrimoine culturel immatériel en ce sens qu’elles ont été transmises de génération en génération, qu’elles ont évolué en réaction à leur environnement et qu’elles contribuent à nous procurer un sentiment d’identité et de continuité, établissant un lien entre notre passé et, à travers le présent, notre futur. Le patrimoine culturel immatériel ne soulève pas la question de la spécificité ou de la non-spécificité de certaines pratiques par rapport à une culture. Il contribue à la cohésion sociale, stimulant un sentiment d’identité et de responsabilité qui aide les individus à se sentir partie d’une ou plusieurs communautés et de la société au sens large.
Représentatif : le patrimoine culturel immatériel n’est pas seulement apprécié en tant que bien culturel, à titre comparatif, pour son caractère exclusif ou sa valeur exceptionnelle. Il se développe à partir de son enracinement dans les communautés et dépend de ceux dont la connaissance des traditions, des savoir-faire et des coutumes est transmise au reste de la communauté, de génération en génération, ou à d’autres communautés.
Fondé sur les communautés : le patrimoine culturel immatériel ne peut être patrimoine que lorsqu’il est reconnu comme tel par les communautés, groupes et individus qui le créent, l’entretiennent et le transmettent ; sans leur avis, personne ne peut décider à leur place si une expression ou pratique donnée fait partie de leur patrimoine”.

Source : Nouvelledeguinee

 

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