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[Tribune) Urgence sur le climat à l’ONU : fausse route

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On se demande quel atavisme a fait réminiscence et reviviscence en la jeune et si précoce Suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, qui a su et pu défoncer toutes les portes pour attirer l’attention des jeunes du monde, qui, à leur tour, ont forcé les politiques et décideurs à faire semblant d’avoir un semblant de considération et d’inquiétude pour le réchauffement climatique. C’est une cinglante leçon donnée aux aînés et devanciers. Nos enfants et nos petits-enfants, plus soucieux de leur avenir sur terre, nous interpellent déjà. Nous les stupides, cupides et égoïstes. Il était temps.

La grosse corbeille de dollars que vont s’apprêter les plus gros pollueurs de remplir n’est qu’illusion, ou galéjade, puisque la politique « pollueur-payeur » absout les coupables, si elle ne les encourage pas à polluer plus librement.

L’explication est aussi simple que banale : Où vont-ils trouver tous ces dollars à mettre dans la corbeille si ce n’est dans l’augmentation de leur production ? Et qui dit production dit destruction de l’environnement, c’est un postulat en cercle fermé, exactement à l’inverse du cycle de l’eau…

En France (pour ne citer qu’elle, c’est elle qu’on voit, à cause de son sommet extraordinaire de 2015, qui avait suscité tous les espoirs du monde) l’on avait essayé, dernièrement, de parler d’économie et d’écologie comme si ces deux contraires étaient compatibles et conciliables, fuite en avant ou politique de l’autruche, c’est à déterminer, tellement c’était aberrant.

Dans cet abrutissement général des hommes, la France est, à sa décharge, l’un des mauvais élèves. Son déficit la sert bien, contrairement à tous ceux qui se vantent de la croissance et de la santé de leur économie.

En Guinée, l’on se targue de planter16000 hectares d’arbres inutiles à croissance rapide pour signer des contrats miniers tous azimuts. L’on détruit la nature d’un coup et l’on lui demande de se réparer rapidement. Mais le fait-on avec conscience et contrition ou le fait-on à cause du fonds verts en vue ? La question reste posée. L’hypocrisie est mondiale, comme on va le voir.

En effet, A l’ONU, à partir de ce lundi, on va ressasser sur le climat, mais on va parler aussi plus sérieusement de la guerre dans le Golfe et du pétrole or. Ce que le pétrole cause comme dégât est bien connu, mais ce que tout le monde fait semblant d’ignorer, ce sont les méfaits et les effets incommensurables de la guerre.

Les spécialistes doivent déterminer ce qu’un bombardement causé par un obus simple, ce qu’un missile nucléaire peut occasionner sur la terre ; ce que la destruction d’un bâtiment, d’un sous-marin occasionne dans les océans, ce qu’un avion abattu en plein vol provoque dans les airs ? Quelle quantité de chaleur se dégage du tir d’une seule balle de pistolet ?

Les guerres et les essais nucléaires, si l’on pouvait en mettre fin, l’échéance de 2050 serait probablement tenable à 5 degrés de plus, parce que nul n’est censé et sensé ignorer que les produits irradiants contenus dans une bombe ou dans un missile nucléaire se volatilisent dans l’air, se combinent et se mélangent avec les vapeurs d’eau d’évaporation pour redescendre sous forme de pluies acides nocives pour les micro-organismes sensibles et pour les forêts. Les effets sur les humains, il faut peu s’en soucier avec l’apparition de nouvelles maladies ou la résistance des microbes et virus aux médicaments car rien n’est plus vivace et coriace que les mauvaises espèces comme les punaises, les rats, les moustiques, les mauvaises herbes et surtout les humains. La preuve, malgré les pluies diluviennes de cette année, à Conakry, ils ne pullulent pas des bestioles qu’on voyait avant, comme les escargots, les éphémères, les lombrics… Il faut s’attendre d’entendre que les champignons se raréfient dans les forêts d’Europe. L’adieu aux truffes, n’est plus pour longtemps.

Mais aussi, ce que les gaz lacrymogènes(pas négligeables dans les pays à grande démocratie), ce que les pétards des feux d’artifice( pas négligeables lors des festivités), ce que la combustion de l’encens (pas négligeable en Asie, chez les Boudhistes), ce que celle des matières plastiques utilisées par les ménagères comme allume-feu, ce que les feux de brousse volontaires ou à but agricole et autres, en un mot, tout ce que l’homme moderne exige pour son confort, pour son hobby, pour son fantasme, pour sa supériorité et sa suprématie, est totalement contre la nature.

C’est certain que ce qui se discutera à l’ONU fera fausse route, car ce sera tout sauf la paix et l’interdiction de la course à l’armement.

Persévérante sur ces deux voies, sur le climat et sur les guerres, Greta Thunberg, messie en herbe comme l’enfant Bouddha, entreverra le prix Nobel de la paix se profiler devant elle, mais comment parviendra-t-elle à faire réduire la production de carbone et faire cessez les guerres, quand le souci majeur de chaque pays de ce monde en compétition impitoyable est obnubilé par la croissance et par la suprématie des Etats, et que les grands Etats fautifs ont tout simplement grillé cette assemblée de l’ONU ?

Moise Sidibé

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