Vie de la nation : Faya Millimouno favorable à une coordination nationale, avec une présidence tournante

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Lors de l’Assemblée générale hebdomadaire de son parti qui s’est tenue ce samedi 09 janvier 2021 à son siège à Lambanyi, le président du Bloc libéral (BL), Dr Faya Millimouno, a largement commenté la résolution adoptée cette semaine à l’Hémicycle pour inviter  les coordinations régionales et les organisations affiliées à  ne pas s’immiscer dans les affaires politiques du pays.

« L’Assemblée nationale a choisi de donner un point de vue  qui n’a rien de règlementaire et ça ne s’impose pas aux coordinations comme loi. », fait remarquer  Dr Faya Milimouno, chef de file du BL.

Et de poursuivre son intervention en ces termes : « nous sommes la République de Guinée, 245857km²,  4 Régions naturelles, des dizaines de groupes ethniques. Mais nous peinons à construire une nation. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas avoir l’objectif de construire une nation en mettant l’accent toujours sur ce qui nous différencie et non sur ce qui nous unit…Le phénomène de coordination, je suis content que ce soit le RPG qui s’attaque à cela, parce qu’aujourd’hui ils sont les plus nombreux à l’Assemblée. Vous trouvez aujourd’hui dans toutes les régions au moins 2 coordinations. Il y a celles reconnues par la Mouvance et celles reconnues proches de l’opposition. Est-ce qu’on a besoin de ça ? Non ! En Guinée, nous avons la société civile proche de la Mouvance et la société civile proche de l’opposition. »

Après avoir rappelé la célèbre citation de Amadou Hampathé Bâ (‘’En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle”),  Dr Faya Millimouno dira ceci : « nos sages doivent mettre leurs  connaissances et leurs expériences au profit de la construction de la nation guinéenne. On ne peut pas dire telle coordination est plus légitime que telle autre, parce qu’elle est proche de l’opposition ou de la mouvance. Nous les respectons tous. Ce sont nos sages. Mais nous avons un message à leur envoyer, c’est celui de nous créer une coordination nationale, dont la présidence peut être tournante. Si par exemple, on dit cette année c’est Elhadj Sekhouna le président de la coordination, l’année prochaine que ça soit le doyen Elhadj Ousmane Baldé et par après le doyen Togba, ainsi de suite. Mais il faut, quand nos sages se retrouvent, qu’ils parlent de la Guinée au lieu de parler des  portions de la Guinée. Les sages du Foutah sont aussi les sages des enfants de la Forêt. Les sages de la Forêt sont aussi les sages des enfants de la Basse Côte et vice versa. Nous devons interpeller nos sages d’être la solution à nos problèmes.»

Mamadou Yaya Barry

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