Vie de la nation : Ismaël Condé appelle à l’unité

Témoin de plusieurs régimes depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance, Ismaël Condé semble depuis le 5 Septembre 2021, avoir une nouvelle perception de la nouvelle crise que traverse notre pays.

Une réalité que ce sociologue à la retraite  met en confrontation avec celle du 14 septembre 1958, afin d’éviter d’inutiles  erreurs au peuple de Guinée, spécialement la classe politique guinéenne grâce à laquelle la Guinée a obtenu sa souveraineté, tant chérie de nos jours.

Le Secrétaire général du le Parti de la révolution Populaire Africaine de Guinée, l’a fait savoir  au cours d’une conférence de presse hier mercredi.

« Le 14 septembre 1958, c’est ce jour, que tous les leaders politiques à l’époque qui jusque-là étaient les adversaires du PDG ont décidé par le sentiment patriotique, par le sens de l’honneur, par le sens de la dignité de rejoindre le PDG dans sa volonté de faire voter le « Non » pour reconquérir notre liberté. Ça a été un grand jour, parce que les discours prononcés à l’endroit du Général De Gaulle, ont déterminé au niveau du colonialisme français un profond sentiment d’indignation et de révolte. Ce sentiment était profond que si le colonialisme avait trouvé en Guinée une voix discordante même si cette voix venait d’une minorité, le colonialisme français se serait servi de ça pour tenter de compromettre notre indépendance », dit-il.

Cependant, ce témoin de notre  histoire pense que tous ces évènements méritent une longue réflexion sur la vie politique nationale après 27 ans de multipartisme « Le Parti de la révolution Populaire Africaine de Guinée, est pour le principe de référendum. L’essence de la réalité est le changement ou l’évolution car  en dehors de la réalité il n’y a pas de politique qui vaille. Tout cela c’est pour dire que l’adaptation des lois à la réalité est une nécessité permanente »

Par ailleurs, Ismaël Condé opte pour la mise en place d’une nouvelle constitution à condition que, « cette constitution soit définie par l’ensemble des Guinéens à travers les partis politiques, les organisations religieuses, les organisations de la société civile et autres institutions. Pour nous, il est évident que la constitution ainsi définie mettra définitivement et radicalement fin à tous les fléaux créés et développés par la démocratie à l’occidentale ou notre multipartisme », a suggéré ce témoin de l’histoire.

Mayi Cissé

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