Viol à Conakry : un homme de 60 ans accusé d’avoir abusé de deux fillettes 

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La Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables de la Bellevue a procédé ce lundi 17 août 2020 à la présentation d’un présumé violeur. Il s’agit d’un homme de 60 ans, boutiquier au quartier Concasseur, accusé d’avoir abusé de deux fillettes. Le mis en cause qui serait un récidiviste, a été mis aux arrêts suite à une plainte déposée par les parents de sa seconde victime, Kadiatou Diallo âgée de seulement 9 ans.  

Les faits remontent au lundi 10 août dernier aux environs de 22 heures lorsque l’oncle de Kadiatou Diallo l’a envoyée acheter du pain. 

 

« C’est depuis le lundi 10 août à 22 heures lorsque mon grand-frère l’avait envoyée pour acheter du pain. Le vieux a fait entrer ma fille dans la boutique et a mis son doigt dans son sexe. C’est ma deuxième femme qui était sortie pour acheter du lait Oméla et du Vimto qui est venue trouver les deux dans la boutique. Vu qu’il y avait un antivol, elle s’est arrêtée devant et quand elle a vu la petite, elle a dit mais Kadiatou qu’est-ce que tu fais dans la boutique ? Puis s’adressant au vieux, elle lui dit mais vieux qu’est-ce que vous êtes en train de faire là ? Il a dit qu’ils sont en train de s’amuser. Elle a ordonné à la petite de rentrer à la maison. Quand ma femme est revenue elle ne m’a pas informé de ce qui s’était passé. Comme il faisait nuit, elle a attendu le lendemain mardi pour demander à la fille ce que le vieux lui faisait là-bas. Et c’est ainsi qu’elles (mes femmes ndlr) ont compris ce qui s’était passé. Ce n’est que le mercredi à 9 heures que notre concessionnaire m’a appelé pour me demander si je savais ce qui s’était passé dans ma famille. Quand j’ai dit non, il m’a dit de demander à ma deuxième femme pour qu’elle m’explique. C’est ainsi que j’ai appelé ma deuxième femme qui m’a dit qu’elle ne savait pas comment me le dire et que le lundi à 22 heures elle avait trouvé le vieux en train de violer Kadiatou avec son doigt dans la boutique. Choqué, je me suis confié à mon grand-frère qui m’a recommandé l’escadron numéro 2 de Hamdallaye. Et le même mercredi après avoir pris ma déposition, ils sont allés arrêter le vieux aux environs de 17 heures. Et c’est à la gendarmerie de Hamdallaye qu’on m’a recommandé d’aller faire visiter la fille à l’hôpital Donka et c’est là-bas qu’ils ont constaté qu’effectivement la fille a été violée », a expliqué Mamadou Kala Diallo, père de Kadiatou Diallo.

À en croire les affirmations de Kanny Sidibé, le vieux boutiquier n’en serait pas à son premier crime. Sa propre fille aurait été l’une de ses victimes.

 

« Je suis là pour le problème de ma fille qui a été violée par ce monsieur. Je ne sais pas le jour, mais j’étais à la maison lorsque monsieur Diallo est venu me dire qu’il vient de la gendarmerie où il avait porté plainte pour le viol de sa fille et cette dernière a déclaré que ma fille avait été violée aussi par le même monsieur. J’ai donc pris ma fille et je l’ai envoyée dans une clinique qui a confirmé qu’elle a été effectivement violée. Quand je suis revenue à la maison, j’en ai parlé à mon mari avec qui je suis venue à la gendarmerie et là, on nous a remis un papier pour qu’on aille faire un autre contrôle à Donka. Nous sommes allés là-bas, ils ont fait le contrôle, nous sommes venus aussi à Matam, là-bas aussi, ils ont fait la consultation et ils ont trouvé que réellement la fille a été touchée par ce monsieur. Ce jour-là, j’avais commissionné la fille de partir faire le transfert. Quand la fille est partie, M. Diallo (le présumé violeur ndlr) a appelé la fille soit disant qu’il allait lui montrer une image. Quand la fille est entrée, il a profité. Quand il a fini, il a dit à la fille qui si la fille va dire à sa maman il va tuer la fille. Donc la fille a eu peur et n’a rien dit. C’est quand il a violé la deuxième, il a dit à cette dernière que j’ai l’habitude de faire à ta copine Awa, elle ne pleure pas c’est toi qui pleures donc faut pas pleurer. C’est donc comme ça qu’on a su », a-t-elle révélé. 

Interrogé, l’accusé réfute les accusations portées contre lui. Selon Ansoumane Camara, chef de la cellule de protection des personnes Vulnérables à la gendarmerie nationale, « Le dossier a été déféré devant le parquet et laissé à l’appréciation du procureur de la République. » 

Maciré Camara 

 

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