Violences à Boké : 51 jeunes mis aux arrêts par la police à Kamsar

Print Friendly, PDF & Email

Après des séries de manifestations marquées par de violents affrontements, la destruction des édifices publics et privés, les agents des services de défense et de sécurité (Police, Gendarmerie, Unité de Protection Civile) ont mis aux arrêts vendredi, 19 juin 2020, 51 jeunes dans la sous-préfecture de Kamsar (Boké).

Selon le préfet, Hassane Sanoussy Camara, “15 parmi ces jeunes, se sont illustrés dans l’incinération de pneus le long des artères, la perturbation des activités administratives, commerciales et minières, dans le pillage d’édifices publics et privés.”

D’après le préfet, “36 autres jeunes audition dans les locaux du Commissariat central de Boké, ont été également arrêtés par une patrouille mixte aux environs de 2 heures du matin dans la même cité industrielle de Kamsar.”

Joint au téléphone par notre correspondant régional basé sur place, le sous-préfet de de Kamsar, lieutenant-colonel, Jean Félix Bangoura a réagi : “l’heure n’est pas au discours mais au travail. Nous sommes en train de faire un ratissage complet pour assainir Kamsar.”

“Les lieux de prostitution, de délinquance, de la consommation du chanvre indien, des gargotes” sont les principaux sites ciblés par le sous-préfet.

En tous cas, le préfet, Hassane Sanoussy Camara se dit prêt à en découdre avec tous ceux qui représentent des menaces pour la paix et la sécurité dans sa juridiction géopolitique.

Aux dernières nouvelles, parmi ces jeunes, des auteurs de l’incendie qui a récemment ravagé la Résidence privée du maire de la commune rurale de Kamsar, Chérif Kibola Camara. Ce qui rendrait le dossier carabiné aux yeux de bon nombre d’observateurs.

“En tous les cas, c’est un acte salutaire de la part des services de défense et de sécurité. Nous sommes à l’écoute de Conakry”, a précisé le préfet.

Mamadouba Camara, Boké

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.