Violences basées sur le genre : l’OPROGEM met la main sur 3 présumés auteurs de viol

Print Friendly, PDF & Email

L’office de protection du genre, des enfants et des mœurs (OPROGEM) a procédé ce mardi, 7 juillet 2020, à la présentation de trois (3) individus accusés respectivement de viol sur mineures et d’atteinte à la pudeur.

Il s’agit des nommés Alsény Bangoura, Mamadou Aliou Sow et Idrissa Kéita accusés de viol et d’atteinte à la pudeur. Selon le commissaire Lamine Diaby, chef de cellule de la protection des droits de l’enfant à l’OPROGEM qui a expliqué les deux cas de viol, tous deux auraient eu lieu sur des mineures de 14 et 6 ans.

« Le premier cas de viol a eu lieu dans la commune de Kaloum, plus précisément à Coronthie le 23 et le 20 juin dernier. Le 24, le père adoptif de la fille victime s’est présenté devant nous avec une plainte manuscrite formulée contre le nommé Alseny Bangoura pour viol sur sa fille mineure. Selon la fille, le monsieur a fait 2 tentatives. Lorsqu’il est rentré dans la chambre paternelle il a mis son bras autour de la hanche de la fille et celle-ci a rétorqué “laisse moi, sort d’ici, je ne veux pas de problème”. Et à sa troisième tentative, il est passé à l’acte c’est-à-dire à la pénétration. Pour le deuxième cas, c’est un choix transcrit qui nous a été fait par le commissariat central de Matoto concernant le viol sur une fille mineure âgée de 6 ans. C’est important de rappeler à ce niveau que cet acte a été qui répond au nom de Mamadou  Aliou », a expliqué le commissaire de police.

Ces présumés interrogés, seul le nommé Mamadou Aliou Sow a reconnu les faits. Concernant le 3è cas, il s’agit du nommé Idrissa Keïta qui aurait partagé des vidéos sextapes de lui et d’une de ses ex pour des faits de vengeance.

Interrogé, il reconnaît avoir envoyé ces vidéos à d’autres personnes. « On me reproche la diffusion d’une vidéo faite avec une copine il y a de cela 3 ans. J’ai transmis la vidéo à ses amies qui l’ont partagé avec plusieurs personnes », admet-il.

Face à cette recrudescence des cas de viol en Guinée, Dr Ousmane Fofana, Directeur général de l’OPROGEM pointe du doigt l’irresponsabilité des parents.

« C’est révoltant parce qu’on a constaté une démission des parents. La population a démissionné. c’est pourquoi la police a tendu la main à la population pour nous aider à traquer ces gens-là dans les quartiers, ils sont dans les familles. Comment on peut oser violer une fille jusque dans le lit de son père ? Il faut que la population se relève. Ce n’est pas la police seulement, c’est tout le monde qui doit se lever pour lutter contre ce fléau », estime-t-il.

Ces présumés auteurs seront déférés devant le tribunal de Kaloum.

Maciré Camara

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.