Violences lors des communales de 2018 à Maréla : 9 personnes condamnées à 5 ans de prison par le TPI de Faranah

Print Friendly, PDF & Email

Hier mercredi 14 juillet, le TPI de Faranah a rendu son verdict dans le dossier opposant les militants du RPG Arc-en-ciel à ceux de l’UFDG lors des élections communales de 2018 à Marela. Au cours de ces affrontements, des coups et blessures volontaires ont reçus,  des dégâts matériels importants enregistrés. A la barre, l’avocat de l’Union des forces démocratiques de Guinée,  Me Keita, a soutenu: « vous savez, depuis le 18 octobre 2018, à l’issue des élections communales et communautaires à Faranah, après les résultats, c’est l’UFDG qui avait remporté. Donc ils ont manifesté leur joie. C’est ce qui a choqué le RPG Arc-en-ciel. Et finalement, il y a eu des altercations. Mais il y a eu plusieurs blessés et des dégâts énormes entre les deux camps. Mais si vous calculez les dégâts, l’UFDG a été de plus victime, mais l’UFDG a pris l’initiative de porter plainte contre le RPG Arc-en-ciel. Effectivement, ils ont porté plainte mais ça n’a pas marché. Finalement, c’est le RPG qui est venu porter plainte contre l’UFDG et c’est cette plainte qui a été examinée.

Le cabinet d’instruction a estimé qu’il n’y a pas d’infraction contre l’UFDG. Mais le nommé Moussa Sidibé qui est le représentant du RPG Arc-en-ciel a relevé appel contre l’ordonnance qui a été rendue ici. Ils sont partis à la cour d’appel de Kankan. Et effectivement, la cour d’appel de Kankan a confirmé la même décision. Donc, cette fois-ci nous sommes venus en audience. Puisque la décision n’était pas en faveur du RPG Arc-en-ciel, donc nous sommes venus en audience correctionnelle qui était prévue aujourd’hui 14 juillet 2021. À l’audience publique, personne n’a pu dire que j’ai vu telle personne en train de jeter le caillou ou casser un édifice privé. Donc, personne n’a apporté des preuves, et la partie civile, et le ministère public, personne n’a pu apporter des preuves. Donc je me suis basé sur ces éléments-là pour défendre, en demandant au tribunal d’appliquer l’article 444 du code de procédure pénale. Cela veut dire qu’il n’y a pas d’infraction contre ces gens-là, de les libérer. Mais dans le groupe, il y a 9 personnes qui n’étaient pas venues à l’audience, ils ont pris la fuite. Donc le ministère public, dans ses réquisitions après les débats, a dit de condamner tous ceux qui ne sont pas venus à 5 ans de prison ferme et au paiement de 50 millions de francs guinéen chacun. Le président a suivi la réquisition du ministère public. Tous ceux qui ne sont pas là, il les a condamnés à 5 ans de prison ferme et une amende de 50 millions chacun. Il y a un groupe que le procureur a demandé de libérer, au nombre de 4 personnes sans amende ni condamnation. Le deuxième groupe de 7 personnes a un an de prison assortie de sursis et 1 million d’amende. Mais le président du tribunal a écarté cela. Il a regroupé ces deux groupes-là pour les libérer sans amende ni condamnation. Telle a été la décision. Je suis très content de la décision et je ne compte pas relever appel contre cette décision. Parmi les 9 personnes ayant pris la fuite, il y a 6 du côté du RPG Arc-en-ciel et 3 du côté UFDG. Ils ont pris la fuite depuis l’événement. On ne sait pas où ils sont. Pour le moment, je suis très content de cette décision. », a-t-il déclaré. Les accusés qui étaient présents ont été tous libérés. Par contre, un mandat d’arrêt a été décerné contre ces 9 personnes en fuite au tribunal correctionnel de Faranah.

 
Lanciné Keita, correspondant à Faranah.

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.