Violences post-électorales, à Mamou : un calme précaire après des morts, blessés et dégâts matériels

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Après un calme précaire dans la journée du dimanche 25 octobre 2020, plusieurs personnes se plaignent des exactions des services de sécurité dans la préfecture de Mamou.

Selon les témoignages, une case a été incendiée à Hörè Mamou où des femmes étaient regroupées, des téléphones emportés.

A Boulliwel, une commune rurale à environ 30 km de Mamou, selon le vice-maire, il y a eu 2 blessés par balles, un à l’épaule et l’autre au pied. L’acte s’est passé dans le village de Tiéhoun Âlamina, et tous recevraient des soins à l’hôpital de Dalaba.

Le corps d’un jeune homme du nom de Saïkou Oumar originaire de Labé a été retrouvé dans le fleuve Mamouwol en état de décomposition. Il a été inhumé ce samedi 24 octobre 2020 avec l’accord de ses parents.

Dans le quartier Abattoir, une femme meurt suite à l’inhalation du gaz lacrymogène lancé dans sa maison. A Hamdallaye, c’est une femme du nom de Nènè Aïssatou qui a vu sa marchandise (bananes, huile, pâte d’arachide, tomates) piétinée par les agents de sécurité.

Dans le quartier Tièwngol, c’est un agent de sécurité qui abandonne son arme suite à la pression des manifestants pour prendre la fuite.

Il faut noter que plusieurs personnes blessées ont été admises à l’hôpital régional de Mamou tant du côté des manifestants que du côté des agents de sécurité pour des soins

Pour le moment, un calme relatif qui règne dans la ville-carrefour (Mamou. Ndlr).

Ousmane Loppe Barry, correspondant à Mamou

 

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