Wright charge parents et Fndc : « c’est la 1ère fois que des enfants [de l’Axe] de moins de 10 ans sont… »

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Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits de l’Homme a communiqué ce  lundi 1er août, lors d’une interview qu’il a accordée à la presse sur les récentes manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)  dans le Grand Conakry la semaine dernière ayant fait plusieurs morts.

À en croire Alphonse Charles Wright,  ceux qui ont provoqué ces manifestations, ceux qui les ont commanditées,  ceux qui ont fait appel à tout ça,  chacun répondra de sa responsabilité face à la justice. Et ceux qui utilisent ces enfants doivent répondre de leurs actes devant la loi. Ça c’est la position du ministère de la Justice, a-t-il rassuré. 

« Vous avez suivi avec intérêt l’évolution de la situation  la veille, pendant et après. Lorsqu’on parle de justice,  c’est en termes de droit et d’obligation. Nous sommes dans un Etat de droit. Lorsque vous voulez exercer vos droits, vos droits doivent être exercés dans les cadres et les limites fixés par la loi. Mais lorsque les personnes, pour une raison ou une autre, comptent braver l’autorité de l’Etat en semant tout ce que vous avez vu comme désordre au niveau de la zone spéciale de Conakry. Les femmes attaquées, des véhicules caillassés, des individus qui s’attaquent aux personnes qui vaquent librement à leurs occupations,  lorsqu’on engage des procédures judiciaires en bonne et due forme suivant la procédure de flagrant délit,  lorsque s’il y a des abus dans le cadre de l’exercice des droits, s’il y a des abus de la part de qui que ce soit, moi en tant que ministre de la Justice et des Droits de l’homme,  je serai à l’avant-garde pour dénoncer tout abus de qui que ce soit.  Mais ce qu’il faut quand même déplorer, c’est que nous sommes à un moment donné de notre pays où il faut appeler chacun à une responsabilité.  Cette responsabilité des parents à l’égard des enfants ».

Plus loin, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits de l’Homme d’ajouter ceci: « C’est la première fois que les enfants de moins de 10 ans sont utilisés pour des fins de manifestation. Les enfants qui ont été arrêtés, les examens ont prouvé qu’ils ont utilisé du Tramadol,  des boissons alcoolisées. Qui finance tout ça et pour quelles fins? Est-ce que la protection de ces enfants n’est pas de l’obligation de l’Etat.  Est-ce parce que tout simplement on n’est pas d’accord avec la manière que les choses se passent, on est quand même permis d’utiliser les enfants, les faire sortir dans les rues pour braver l’autorité de l’Etat.  Je me dis quelque part que  nous avons l’obligation de prendre des mesures qui s’imposent pour que les responsabilités soient situées.  Les personnes qui sont mortes, dont j’attends les résultats de l’autopsie,  nous communiquerons comme à nos habitudes par rapport à tout ce qu’il y a autour de ces décès. Mais d’ores et déjà, ceux qui ont provoqué ces manifestations, ceux qui les ont commanditées, ceux qui ont fait appel à tout ça, chacun répondra de sa responsabilité face à la justice. La seule chose que je demande à toutes les autorités, qu’elles soient politiques,  sociales , c’est que notre pays, la Guinée, que nous disons que nous aimons tant,  que nous voulons servir tant n’a pas besoin des actes de violences, n’a pas besoin des actes de barbarie. Ce n’est pas cela qu’on appelle une marche pacifique, ça a été tout sauf pacifique.  L’axe en soi n’est pas une zone criminogène, mais lorsque les jeunes qui doivent être protégés par les parents, ce sont ces parents-là qui leur demandent de sortir, ce sont les commanditaires qui les préparent pour la violence. Je me dis quelque part que nous sommes en pleine perdition. Nous en tant que ministère des Droits de l’homme, les droits de ces enfants doivent être protégés.  

Par rapport à ce que les gens disent,  les cas d’interpellations et autres,  il faut que la justice fasse son travail en toute indépendance.  Qu’il n’y ait pas une connotation politique à l’action de la justice. J’ai toujours été celui-là qui a soutenu et defendu l’indépendance de la justice, ce n’est pas aujourd’hui en étant ministre de la justice que je vais refuser ou ne pas  admettre les principes ou les valeurs que j’ai toujours défendues.  Je crois qu’il faut que cela soit compris,  nous n’avons pas besoin de créer la politique autour de ça »

Pour finir, l’ex-Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry s’engage à interdire l’activité de toutes les organisations qui existent illégalement, dont le FNDC. « Nous n’avons pas besoin de créer la polémique autour de ça, toutes les organisations qui n’ont pas une existence légale, dans les jours à venir, leur activité sera interdite dans les plus brefs délais, c’est notamment le cas du FNDC ».

Mamadou Yaya Barry 

622 26 67 08 

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