Coyah- Corps d’albinos séchés dans la maison d’un douanier ? Faux, dit le chef secteur…

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A Coyah, ville proche de Conakry, l’assassinat de Mohamed Camara alias Dadis, chauffeur de profession, défraie la chronique et fait la une des débats dans la préfecture. Pour tirer cette affaire au clair, Mediaguinee -votre site au cœur des dossiers- s’est rendu à Léfourédakha pour y rencontrer plusieurs citoyens dont le chef du secteur Léfourédakha, Fribory Kourouma.

« Un beau matin, je voulais sortir pour aller dans ma plantation, c’est le président du syndicat qui est venu me trouver à la maison m’informer de la mort du jeune Mohamed Dadis Camara. Arrivé sur les lieux, j’ai directement informé les autorités à tous les niveaux et les services de sécurité. A leur venue, on est allé trouver le petit dans une fosse septique où se trouve un puits où il était assis mort. Sur le coup, les services de sécurité de tous corps confondus (Gendarmerie et Police) ont fait leur constat », explique Fribory Kourouma. 

À propos de l’Albinos, Fribory Kourouma, chef secteur de Léfourédakha souligne : « Vraiment nous, on n’a rien vu ici, seulement j’ai vu des photos avec des gens et qui parlaient de l’albinos. Quand la foule a cassé la maison, il n’y avait pas d’Albinos dans cette maison. A mon propre constat, c’est une photo où il (capitaine Soumaoro) se trouve arrêté entre deux petits de couleur blanche. Sinon, s’il y avait des albinos ici, en tant que chef secteur j’allais les voir. » 

Sur les circonstances de la mort de Mohamed Dadis Camara, le chef secteur précise : « C’est un petit qu’on avait confié à un maître chauffeur ici, et il avait presque terminé son apprentissage. Il était maintenant chauffeur de profession et quand il n’avait pas de véhicule, il cherchait à se débrouiller dans le quartier et c’est dans ça qu’il a été recruté avec d’autres jeunes de la localité par le nommé Mohamed léonais qui était le chef des ouvriers du capitaine Soumaoro pour venir faire le coulage de la dalle de la porte d’entrée de sa cour. Sur ce, ils ont commencé le travail de 12 heures à 4 heures du matin du Samedi 22 au dimanche 23 novembre 2020. Après le travail, Mohamed léonais à fait le partage de l’argent qui leur était destiné pour le travail en question. Et le petit Mohamed Dadis n’était pas content de l’argent reçu car selon lui, ils sont tombés d’accord sur 100.000 fg et non 50.000 fg. Et directement, il a réclamé les 50.000 fg restants à leur chef, et sur le coup, il y a eu bagarre entre le jeune Dadis et Mohamed léonais. De là, il est parti voir leur patron (Capitaine Soumaoro de la douane) toujours pour son argent restant. Et selon les informations reçues, que c’est le patron en question qui a demandé à son body gard de faire sortir le jeune de sa cour et de le bastonner en cas de refus de sa part. Et finalement ils sont partis en courant et c’est à trois jours de son assassinat qu’on a retrouvé son corps en décomposition dans une fosse septique non loin de la maison du capitaine Soumaoro. Les autorités de Léfourédakha et le préfet Aziz Diop ont tout fait pour ne pas que la maison ne soit attaquée, mais la foule était nombreuse et les agents de sécurité sur place ne pouvaient pas maîtriser cette foule immense, et malgré la venue des renforts, la maison a été dépouillée de son contenu et le jeune Mohamed Dadis a été enterré le jour où son corps a été retrouvé. Pour le moment c’est cette information qui se trouve à mon niveau. »

À rappeler que le capitaine Soumaoro, propriétaire de la maison, ainsi  que Mohamed léonais et le bodyguard en question se trouvent au niveau de la justice pour des fins d’enquête. Et la maison du capitaine Soumaoro est aujourd’hui abandonnée à elle-même où des objets et habits sont éparpillés à tous les coins de la cour ainsi qu’à l’intérieur de la maison. Quant à sa famille, elle n’est plus sur les lieux. Affaire à suivre…

Mamadou Kalidou Diallo, correspondant à Coyah

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