Yimbering (Mali) : les kiosques de recharge d’appareils électriques font légion

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A l’image de plusieurs localités du pays, les citoyens de la sous-préfecture de Yimberin, préfecture de Mali, sont confrontés à plusieurs difficultés non des moindres. Suite au manque de courant  électrique fourni par la société d’Electricité de Guinée (EDG), pour recharger leurs téléphones et autres appareils électroniques, les citoyens de cette localité se tournent vers les kiosques de recharge en panneaux solaires ou groupes électrogènes.

Une activité génératrice de revenu pour plusieurs jeunes de cette juridiction parmi lesquels figure Mamadou Lamara Bah. Selon lui, il reçoit par jour entre 100 à 150 téléphones moyennant 1000 fg par unité. 

« Je travaille tous les jours et les clients envoient leurs téléphones. Par jour, je peux recevoir entre 100 et 150 téléphones et j’ai plus de 700 prises. Par téléphone, je fais payer 1000 fg, je suis d’une très grande utilité pour les citoyens de Yimbering car, la quasi-totalité des gens d’ici rechargent leurs téléphones chez parce que notre groupe électrogène a une bonne tension. C’est pourquoi les gens préfèrent venir ici », nous confie cet élève de la 12è année sciences mathématiques. 

 De son côté, Mamadou Madiou Touré est revenu sur la concurrence qui prévaut dans leur champ d’action.

« A Yimbering, nous n’avons pas de courant électrique. C’est pourquoi nous rechargeons les téléphones avec les panneaux solaires ou avec les groupes électrogènes. Moi, personnellement, c’est un panneau solaire que j’ai qui a une faible capacité et ici la concurrence fait rude. Il y a plusieurs kiosques et si ce n’est pas les dimanches, certains d’entre nous tirent difficilement leur épingle du jeu. Surtout les prestataires comme moi, nous sommes en concurrence avec les propriétaires des groupes électrogène et surtout ceux qui ont les 224 KVH. Ici, j’ai au moins 200 chargeurs mais vous avez vu j’ai n’ai même pas 10 téléphones aujourd’hui. Mais je cherche à changer de panneaux ultérieurement », nous confie cet autre élève à l’école professionnelle.

Par ailleurs, les prestataires de cette activité rencontrent plusieurs difficultés, renchérie Mamadou Lamarana Bah.

« Parfois, je perds des téléphones de luxe appartenant à des clients. Par exemple, je peux remettre un téléphone appartenant à X à Y et il y a aussi des cas de vol. Dès fois même, quand tu expliques aux clients, ils ne comprennent pas. Ils pensent que tu veux détourner leur bien, on te fait payer le téléphone. J’ai remboursé plusieurs téléphones depuis que je suis là dont le plus cher a été acheté à 2 millions de fg. Il y a aussi des clients qui te disputent si leurs téléphones ne sont pas bien chargés. Donc il y a plusieurs difficultés », martèle le prestataire. 

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

+224 620 44 25 83

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